Un label et un guide pour bien implémenter l’AI Act
La Fédération des Tiers de Confiance du Numérique prépare l’implémentation de l’AI Act avec la création d’un label « IA de confiance » et publie un guide opérationnel.
Publié le 23 févr. Lecture 2 min.
Vers un label « IA de confiance » ? La Fédération des Tiers de Confiance du Numérique (FnTC) souhaite distinguer les acteurs engagés dans une démarche structurée et responsable d’intégration de l’IA. La création de ce label commencera dans les prochaines semaines et sera menée par un groupe de travail de la FnTC. Ce même groupe a également contribué à la création d’un guide nommé “Pour une IA de confiance : enjeux juridiques, éthiques et opérationnels” (PDF). Dévoilé le 18 février 2026, ll propose un cadre méthodologique pour accompagner les organisations dans leur mise en conformité au règlement européen sur l’IA (AI Act). Les critères fondamentaux d’une IA de confiance y sont abordés : transparence des données et des modèles, explicabilité et auditabilité, robustesse, sécurité et responsabilité.
Former pour mieux superviser l'IA
Ce dernier point, la responsabilité humaine, occupe une place centrale dans le guide. Former ses collaborateurs permet une réelle supervision de l’IA et sensibilise aux différents biais que celle-ci peut reproduire. De cette manière, les organisations identifient plus rapidement les obligations applicables à leurs systèmes d’IA selon leur niveau de risque. Au-delà du fait que leur capacité à se mettre en conformité de manière anticipée à l’AI Act constituera un facteur de différenciation et de compétitivité, ces acteurs pourraient également impacter la mise en place de la règlementation. Pour rappel, le cadre d’application de ce règlement n’est pas encore stabilisé — le paquet Omnibus étant actuellement en discussion au Parlement européen, prévoyant un report de certaines échéances. Le rôle d’interface et de traduction des exigences techniques revient donc aux organisations ayant déjà amorcé ce changement.

