Un laboratoire d’IA à 20 millions d’euros pour Doctolib
Le français Doctolib annonce nouer des partenariats pour créer un assistant d’IA pour les patients et un outil d’aide à la décision pour les médecins.
Publié le 24 févr. Lecture 2 min.
Doctolib investit 20 millions d’euros pour l’avenir de la médecine. Le géant du rendez-vous médical en ligne a indiqué créer son "laboratoire d'intelligence artificielle clinique" ce 23 février 2026. L’objectif ? Créer un outil d’aide à la décision clinique pour les médecins ainsi qu’un assistant de santé complet pour les patients. Il sera utile pour préparer sa consultation mais aussi pour mieux comprendre son diagnostic ou son traitement. Des informations sensibles qui demandent des précautions particulières. Doctolib promet “les normes de sécurité les plus sûres” ainsi que “la plus grande fiabilité médicale”. Son président, Stanislas Niox-Chateau, confiait par exemple que les assistants ne répondront “que lorsque le niveau de confiance sera suffisant”. Un challenge à l’heure actuelle.
Des partenariats de référence
Pour assurer la fiabilité des informations, l’intelligence artificielle utilisée sera “entraînée sur des connaissances validées et locales, pas sur tout le web", a ajouté Stanislas Niox-Chateau. Plusieurs sociétés savantes pourraient contribuer à ce travail : des équipes du CHU Nantes sont associées au projet. C’est également le cas de la société Française de Pédiatrie, ou encore "des laboratoires de pointe sur la santé des enfants comme le laboratoire du Pr Mazza à Lyon", précise l'entreprise. D’autres institutions de référence collaboreront au projet. Dans le domaine de l’IA, un partenariat avec le Centre de recherche allemand sur l'intelligence artificielle (DFKI) a été noué. Pour rappel, Doctolib travaille aussi avec l’Inria depuis novembre 2025.
Un dispositif open-source
Les unités de recherche sont ainsi réparties entre Paris, Nantes et Berlin. Elles seront complétées par de nouveaux employés Doctolib, recrutés spécialement à l’occasion. Le président du géant de la tech confie souhaiter aller plus loin à l’avenir : “L’IA pourrait nous aider à prédire le risque de survenue d’une maladie”. Ces recherches et avancées seront publiées et accessibles en open-source pour “favoriser l’innovation en santé en Europe”, selon Doctolib.

