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Au tour de Maif Avenir de devenir une “entreprise à mission” !

Le fonds d’investissement Maif Avenir a annoncé jeudi dernier devenir une “entreprise à mission”, un statut prévu depuis la l’adoption de la loi Pacte à l’été 2019. Cette décision s’inscrit dans la continuité des engagements pris par la maison mère en 2019 : trouver le lien positif entre recherche d’impact social et environnemental et la performance économique.

Milène Gréhan, Responsable de Maif Avenir.

« Vous vous demandez peut-être pourquoi un patron et assureur vient parler d’éthique ? lance Pascal Demurger, Président du groupe La Maif, lors de son intervention à la conférence Boma Momentum organisée au Grand Rex de Paris lundi 27 janvier. Aujourd’hui je sais, pour l’avoir expérimenté, qu’un autre modèle est possible : celui d’une entreprise performante qui serait attentive aux autres, à ses clients, à ses salariés et même à la société en général.”

Si Pascal Demurger insiste sur son engagement éthique, c’est parce que quelques mois plus tôt, il annonçait l’adoption du statut d’entreprise à mission. Ce statut créé par la loi Pacte de mai 2019 est prévu pour les entreprises qui se donnent des objectifs sociaux et environnementaux. L’assureur militant s’est donc doté d’une raison d’être d’entreprise directement inscrite dans les statuts du groupe sous cette forme : 

« Convaincus que seule une attention sincère portée à l’autre et au monde permet de garantir un réel mieux commun, nous la plaçons au cœur de chacun de nos engagements et de chacune de nos actions. C’est notre raison d’être. »

Le fonds de capital-innovation du groupe Maif Avenir a annoncé jeudi dernier emprunter lui aussi le chemin d’entreprise à mission. Avec 250 millions d’euros sous gestion et 34 start-up financées depuis sa création en 2015, Maif Avenir s’engage à soutenir les produits et services qui présentent une réelle utilité sociale et accompagner les entreprises de son portefeuille vers un impact social et environnemental positif. Le fonds d’investissement du Groupe MAIF va donc désormais préférer une participation dans des projets qui valorisent ces enjeux.

“Nous n’avons pas été créés comme un fonds à impact à la base, souligne Milène Gréhan, Responsable de Maif Avenir. Nous nous sommes confrontés à nos parties prenantes, aux start-up, chercheurs et à la communauté d’entreprises à mission pour voir comment correspondre aux engagement de la Maif.” Maif Avenir a finalement présenté son statut d’entreprise à mission mardi dernier en conseil d’administration :

« Pour que l’innovation serve un progrès à la fois individuel, collectif et durable, nous investissons et nous nous engageons aux côtés des entreprises qui développent des solutions pour améliorer la vie des personnes et des organisations et qui cherchent à affirmer leur rôle social et environnemental. Nous affirmons notre préférence pour une performance économique de long terme et nous recherchons le meilleur alignement des intérêts de nos parties prenantes. »

Maif Avenir s’aligne aux engagements que le groupe a pris en matière d’investissements : exclure les entreprises trop polluantes et démontrer le lien positif entre recherche d’impact social et environnemental et performance économique. 

Si de nos jours la notion de “raison d’être d’entreprise” a bon dos, c’est avant tout parce de plus en plus d’entreprises ont la conviction que ces valeurs partagées par les consommateurs permettent de devenir plus compétitif. “Aujourd’hui il va falloir faire plus que vendre un service si nous voulons convaincre les consommateurs […] il faut que les entreprises assument leur rôle social et environnemental, affirme Milène Gréhan. Le consommateur devient de plus en plus sensible à ces enjeux et les entreprises qui s’y mettent deviendront les plus performantes.” 

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Toujours au Boma Momentum lundi dernier, avant Pascal Demurger c’était au tour du patron de Nespresso France Arnaud Deschamps de prendre le micro. Le chef d’entreprise s’est fait chahuter par une partie du public alors qu’il vantait les efforts de son groupe en matière de recyclage. Signe que l’exigence du public est de plus en plus forte et que la communication des entreprises est mise à rude épreuve sur le sujet.

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