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Cédric O commente le nouveau « Baromètre du numérique »

Le Secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques participait ce début d’après-midi à la présentation du dernier « Baromètre du numérique ». Ce rapport permet de mesurer à quel point les usages numériques font partie du quotidien des Français. Cette année, un accent tout particulier est mis sur l’adoption des technologies pendant la crise sanitaire et leur impact sur l’environnement.

Le secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques Cédric O a fait acte de présence lors de cette conférence de presse consacrée à la présentation du “Baromètre du Numérique 2020”.

Le secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques Cédric O a fait acte de présence lors de cette conférence de presse consacrée à la présentation du “Baromètre du Numérique 2020”.

« Les baromètres du numérique et les études d’usage sont importantes pour orienter – et réorienter si il le faut – les politiques du gouvernement en matière d’aménagement numérique du territoire, d’accompagnement des usages et de l’apprentissage du numérique », déclare Cédric O ce jeudi, lors d’une cette conférence de presse consacrée à la présentation du  “Baromètre du Numérique 2020”. 

Le secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques a tenu à féliciter les auteurs de cette étude, conçue par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) et pour le Conseil général de l’économie (CGE), l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) et l’Agence nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT),

« Nous sommes passés d’une personne sur six qui n’utilisait pas d’ordinateur à une personne sur dix », indique Cédric O tout en rappelant l’effet mécanique du confinement qui a logiquement obligé plus de personnes à passer par le numérique pour travailler, communiquer et se former. Une avancée non négligeable qui doit être davantage accompagnée, étant donné les 13 millions de français qui sont encore en difficulté sur ce point.

Le Gouvernement français avait par ailleurs consacré en novembre dernier une enveloppe de 250 millions d’euros pour favoriser l’inclusion numérique dans le cadre de son plan France Relance. « Il y a eu en 2020 une accélération des usages numériques mais ceux qui ne sont pas montés à bord sont encore plus loin du reste de la population. Le bateau s’éloigne et si vous ne l’avez pas pris, vous restez à quai » précise Cédric O.

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« Concernant les marqueurs de discriminations… ce n’est pas seulement les personnes âgées qui sont concernées mais aussi les jeunes, en fonction de leur niveau d’études et à cause de fractures sociales et géographiques bien connues », poursuit-il, tout en insistant sur son effort de déploiement de 4000 conseillers numériques France Service (2700 postes sont déjà conventionnés et 762 profils sont en cours de recrutement).

De nouvelles tendances incluses dans le baromètre 2020

Plusieurs nouveautés sont à noter dans ce baromètre : l’inclusion des pratiques des lecteurs de presse d’une part, les enjeux environnementaux d’autre part et enfin, les effets de la crise sanitaire.

Concernant le premier volet, 76% des répondants ont déclaré avoir lu un ou plusieurs articles de presse au cours des douze derniers mois. Des chiffres détaillés sur ces usages peuvent éclairer bon nombre de médias sur leurs lecteurs : 

Sur la question environnementale, la consommation des smartphones a été mise au centre de l’étude. Sans grande surprise, les Français sont d’autant plus nombreux en 2020 à posséder un smartphone et 84% des personnes âgées de douze ans et plus en utilisent un (+7 points en un an). Et ces usages ont un impact considérable : ils représentent 11% de l’empreinte globale du numérique en 2019, selon le rapport d’information sur l’empreinte environnementale du numérique du Sénat

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Les auteurs du baromètre consacrent donc un focus sur la question de l’obsolescence de ces appareils électroniques et leur recyclage ou reconditionnement. Ils révèlent qu’une très large majorité d’utilisateurs de smartphone (84%) déclarent le détenir depuis moins de 3 ans, tandis que l’adoption de smartphones de seconde main ne représentent encore que 17% de l’ensemble des smartphones détenus. Les causes du renouvellement des smartphones sont multiples mais une majorité des personnes interrogées (37%) déclarent avoir renouvelé leur smartphone parce qu’il ne fonctionnait plus correctement ou que le système d’exploitation n’était plus mis à jour.

Enfin, ce sont les effets de la crise sanitaire qui ont retenu l’attention du Credoc, D’une part, un effet « mécanique » lié aux confinements (échanger, travailler, se former et se divertir) qui poussé 66% des Français à utiliser quotidiennement un ordinateur (+19 points), détrônant ainsi le smartphone de sa place d’outil privilégié depuis 2017 pour l’accès à internet. 

L’achat de biens en ligne s’est aussi généralisé avec la crise : 76% de la population française âgée de douze ans et plus a déclaré avoir effectué au moins un achat de bien sur internet au cours des 12 derniers mois, contre 62% en 2019. Parmi ces utilisateurs, la moitié a eu recours au commerce en ligne au moins un fois par mois (+13 points en deux ans).

Pour découvrir le baromètre en détail : cliquez ici 


Méthodologie

Réalisée par le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), cette enquête porte sur un échantillon représentatif de 4 029 personnes de 12 ans et plus, interrogées par téléphone et en ligne.

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