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Le Cirque du Soleil tourne avec SAP

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Le Cirque du Soleil

Alors qu’elle souffle ses 30 bougies, cette petite multinationale du divertissement s’appuie sur les solutions cloud de SAP pour gérer ses talents, ses achats et ses déplacements.

Le Cirque du Soleil, c’est aujourd’hui 150 millions de spectateurs, un chiffre d’affaires annuel approchant le milliard de dollars, 9 spectacles en tournée mondiale permanente, 8 shows sédentaires à Las Vegas, un autre à Orlando et bientôt un parc d’attraction au Mexique… Qui aurait prédit un tel succès pour la petite troupe d’artistes de rue, fondée par Guy Laliberté lors du 450e anniversaire de la découverte du Québec par Jacques Cartier, en 1984 ?

Derrière la magie des spectacles, se cache une organisation de 4 000 salariés, dont une majorité s’affairent, en coulisses, pour concevoir les shows, créer et entretenir les costumes, gérer les déplacements… 1 500 personnes travaillent de façon permanente au siège international dans « Le Studio », un bâtiment de verre de 37 000 mètres carrés situé dans un quartier populaire du nord de Montréal et autour duquel s’est développée la Cité des Arts du cirque.

Charles Décarie, directeur des opérations, a rejoint le Cirque il y a une quinzaine d’années : « L’un des actionnaires de l’époque est d’abord venu me voir pour me demander mon avis sur SAP. Plusieurs semaines après, il est revenu, en me disant de venir nous aider à sa mise en place. » A cette époque, le Cirque prenait une nouvelle dimension grâce au succès de ses shows permanents à Las Vegas. « D’un coup, au lieu de courir après le public, c’est lui qui venait à nous. » Une aubaine, d’autant qu’une tournée coûte beaucoup plus cher à organiser qu’un spectacle sédentaire.

Mais une croissance aussi rapide pose de nombreux défis. Le Cirque vend chaque année 12 millions de tickets, soit autant que tous les shows de Broadway cumulés. Sa gestion financière passe par 320 comptes en banque, dans 27 établissements différents et 19 monnaies. Les équipes achats du Cirque gèrent 16 000 fournisseurs dans le monde, pour un total de 450 millions de dollars par an. Au siège, 18 000 costumes sont produits chaque année. « Donc quand il s’agit de comptabiliser et d’additionner tous ces paramètres, pour être honnête nous sommes vraiment contents que cela soit dans un seul et même système. En fait, nous faisons tourner SAP sur presque tout. »

« Notre activité est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. SAP nous permet de consolider des informations en temps réel pour la prise de décision, explique Charles Décarie. Quand on se branche au milieu d’un parking, avec la troupe, on peut immédiatement commencer à faire tourner notre business, et cela partout dans le monde ». Mais Charles Décarie insiste aussi sur un autre point : « Quand on travaille sur des projets de plusieurs milliards de dollars avec des partenaires tels que Walt Disney, MGM Resort, Fuji TV, Fox Corp, etc., il faut des outils crédibles pour le reporting. »

Lorsqu’il s’est agit de passer au cloud, le Cirque du Soleil s’est également tourné vers les solutions disponibles chez SAP. Bernard Hébert, son DSI, explique ce choix : « C’est beaucoup plus facile à gérer pour nous et plus rapide à adopter pour les utilisateurs. ». L’objectif du DSI est d’avoir « 70 à 80 % de nos activités informatiques dans le cloud d’ici quatre ans. » Bernard Hébert y voit deux avantages : « Cela nous permet de libérer des ressources informatiques pour les concentrer sur les processus métiers. Par ailleurs, nous avons réduit, sur les projets cloud, notre time-to-market de 30 à 40 %. »

Gagner en simplicité

Le Cirque utilise donc Ariba depuis deux ans pour sa gestion des achats. « Ici, on achète très varié, explique Nadia Malek, responsable des achats. Cela peut aller de poils de yak, aux plumes de canard,, en passant par toute une panoplie d’articles de quincaillerie. Nous travaillons également avec de nombreux petits fournisseurs. » Surtout, les achats sont parfois faits dans l’urgence et à livrer à l’autre bout du monde, pour réparer un costume avant le début d’un spectacle par exemple. « Ariba nous permet de gérer et d’évaluer nos achats de façon centralisée, quand bien même nous avons une organisation très décentralisée. » Cette année, le Cirque envisage de rejoindre le réseau d’échanges client-fournisseur d’Ariba, qui compte à ce jour 1,6 million d’entreprises connectées. « Cela permettra à nos équipes en tournée de trouver directement des fournisseurs locaux, plutôt que de faire appel à nous », conclut-elle.

Autre solution cloud utilisée depuis quelques mois par l’organisation, la solution de gestion des ressources humaines SuccessFactors. « Manager un clown ou un comptable, c’est pas tout à fait la même chose… », s’amuse Marie-Josée Guilbault, la directrice des Ressources humaines. Mais la complexité vient surtout encore une fois de la mobilité. « Un jour à Paris, l’autre à Sydney, un employé doit pouvoir recevoir le même suivi, en terme de paie, de formation, etc. A ce titre, le cloud va vraiment nous permettre de franchir un pas supplémentaire. La simplicité d’usage peut vraiment faire la différence.»

Quant à la gestion du temps, qui reste pour le moment, gérée en interne, Marie-Josée Guilbault avoue qu’elle va regarder attentivement dans les prochains mois la possibilité de l’intégrer dans SuccessFactors. Pour la paie, en revanche, elle se montre moins enthousiaste : « Nous avons un système de paie très complexe et très particulier, donc il faut un système très spécifique, mais si le cloud peut nous permettre de gagner en simplicité, pourquoi pas. »

Le Cirque utilise également Concur, la solution de gestion des déplacements professionnels qui a rejoint en septembre dernier le giron de SAP contre un investissement de 8,3 milliards de dollars. L’intégration de Concur dans SAP devrait intervenir courant 2015. Bernard Hébert, le DSI du Cirque, espère que cela facilitera les transfert des données et s’accompagnera d’une harmonisation de l’interface utilisateur car « travailler sous une même interface augmente la productivité ».

« Aujourd’hui plus que jamais, croissance est synonyme d’innovation pour le Cirque », conclut Charles Décarie. Toujours aussi boulimique, le Cirque fourmille de projets. Il a signé un partenariat avec la Fox pour son prochain spectacle inspiré du film Avatar, qui sortira en décembre prochain en même temps que le film Avatar 2. Autre partenariat, avec le Club Med, pour offrir aux vacanciers des animations Cirque du Soleil. Lancement prévu en juin 2015 au Club Med de Punta Cana.

« Tout comme le Cirque du Soleil a réinventé l’industrie du divertissement, SAP a réinventé la manière de gérer la complexité des entreprises. lls ne sont peut-être pas sur scène avec nous, mais nous aident à monter dessus ! » Un partenariat qui dure depuis quinze ans.

SAP en 2014 : à fond le cloud

En 2014, le chiffre d’affaires associé au cloud chez SAP a bondi de 45 %, à 1,1 milliard d’euros. Une belle performance alors que le chiffre d’affaires global n’augmentait que de 4 %, à 17,6 milliards d’euros.

Par contre, SAP a été moins profitable : des dépenses en hausse de 7 % (13,2 milliards d’euros), un résultat d’exploitation en baisse de 3 points (à 4,3 milliards) et une marge qui se réduit de deux points à 24,7 %. Ceci traduit l’effort d’investissement consenti par l’éditeur pour soutenir sa croissance dans le cloud.

En 2014, SAP a signé plusieurs acquisitions importantes comme Concur Technologies et Fieldglass. Il s’est également rapproché d’IBM et de T-Systems dans le cloud et de Samsung pour la mobilité.  » Nous nous attendons à ce que les revenus liés au cloud dépasse la vente de licences [hors services associés] à partir de 2018. Cela ouvrira alors la voie à une croissance accélérée de notre marge opérationnelle « , expliquait récemment Luka Mucic, CFO de SAP, dans un communiqué.

Par ailleurs, l’éditeur annonce aussi de bons résultats pour sa plateforme SAP Hana, désormais adoptée par une base de 5 800 clients dans le monde. En Europe, la France rattrape son retard et arrive en tête des pays l’ayant adoptée (+ 326 % en 2014) , avec des clients comme la Gendarmerie Nationale, Décathlon…  » Nous avons signé 180 contrats avec de nouveaux clients l’an dernier, et tous ont choisi notre suite Hana », précisait ainsi Henri Van der Vaeren, directeur général de SAP France, lors de la présentation des résultats de la filiale.  » C’est le retour des grands contrats. On fait plus mais avec moins de contrats « , ajoutait-il, encore ravi de voir que l’image de SAP se modernise.

 

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