[Tribune] Automatisation : en 2021, l’enjeu sera de réécrire les modes de collaboration

Maxime Vermeir, directeur de l’innovation chez Abbyy revient sur cinq prises de conscience auxquelles on peut raisonnablement s’attendre en 2021 grâce à un meilleur recul des entreprises sur les solutions technologiques comme l’IA, le RPA et le Process Mining qui ont le vent en poupe.

Publié et mis à jour le 17 décembre 20203 min de lecture
[Tribune] Automatisation : en 2021, l’enjeu sera de réécrire les modes de collaboration

Maxime-Vermeir,-directeur-de-l’innovation,-ABBYY

Pour répondre aux nouveaux impératifs liés à la période d’incertitudes que nous traversons, de nombreuses entreprises ont accéléré, parfois de manière quelque peu précipitée, leurs projets de transformation digitale. Pour les mener à bien, les solutions technologiques comme l’IA, le RPA et le Process Mining ont le vent en poupe. Selon toute évidence, la manière de les utiliser et de les implémenter conditionne le succès des projets d’automatisation en entreprise. Maxime Vermeir, directeur de l’innovation chez Abbyy revient sur cinq prises de conscience auxquelles on peut raisonnablement s’attendre en 2021 grâce à un meilleur recul des entreprises sur ces technologies.

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Maxime Vermeir, directeur de l’innovation chez Abbyy[/caption]

Les entreprises réaliseront que le RPA (Robotic Process Asutomation), qui s'est révélé fort utile pour automatiser les tâches répétitives et accroître la productivité des entreprises, n’est pas une stratégie mais un outil. En 2020, bon nombre d’entreprise ont fait appel au RPA pour certains projets sans pour autant percevoir le retour sur investissement escompté.

Le RPA n’est pas un outil intelligent : il répète des processus dysfonctionnels et ne peut traiter les documents non structurés, soit 70 % des contenus de l'entreprise. En 2021, les entreprises devraient réaliser que les apports de toute implémentation du RPA dans un projet doivent être validés en amont, par expérimentation. Par ailleurs, des solutions de Content Intelligence permettent de doter les robots RPA en capacités cognitives leur permettant ainsi d’assurer le traitement de documents non structurés.

Les entreprises devraient mieux appréhender la différence entre l'automatisation à l’échelle des collaborateurs et la conduite d’une véritable transformation digitale de l'entreprise. L'automatisation des tâches effectuées depuis les postes de travail est souvent le précurseur des initiatives de transformation numérique. Les défis rencontrés par les entreprises pendant la pandémie ont mis en lumière les disparités entre l'automatisation de la saisie manuelle de données et celle de processus dans leur entièreté. Concrètement, la véritable transformation consiste à comprendre les modes de fonctionnement des équipes, des processus et des contenus en vue de les optimiser.

De nombreux outils de productivité et de collaboration ont été adoptés pour aider les employés à effectuer leur travail plus aisément, notamment à distance, mais cela améliore-t-il vraiment leur workflow ? Permettons-nous d’en douter, et pour cause, bon nombre d’employés s'écartent intuitivement des processus établis pour les mener à bien. Appréhender la manière dont les employés accomplissent leurs missions via ces outils, et comment cela affecte les workflows et les résultats de l'entreprise devrait une priorité en 2021 lorsque les entreprises seront focalisées sur les nouveaux modes de collaboration.

Les équipes commerciales peuvent aussi être augmentées par l’IA. Les missions reposant sur le contenu sont d’excellentes candidates à de la mise en place d’une « main-d’œuvre digitale » pour automatiser, rationaliser et exécuter plus rapidement et avec plus de précision, laissant ainsi les équipes se focaliser sur des tâches à plus haute valeur ajoutée. Cela sera possible grâce à une nouvelle génération de plateformes low-code et à des marketplaces où les entreprises peuvent obtenir des compétences spécifiques reposant sur l’IA pour leur « main-d’œuvre digitale », comme la lecture optique, le traitement et l’analyse, afin de résoudre des problèmes commerciaux du quotidien (facturation, inscriptions, validation d’emprunts).

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