Lancement de la CLÉ, la Collective des lieux événementiels

Après un travail collaboratif de plusieurs semaines, rassemblant près de 50 structures, des gestionnaires de lieux qui accueillent séminaires et événements ont décidé de se rassembler au sein d’une association loi 1901 appelée La CLÉ, pour Collective des Lieux Événementiels.

Lancement de la CLÉ, la Collective des lieux événementielsRécent et en pleine structuration, le métier se professionnalise et s’accompagne aujourd’hui d’une nécessité de regrouper ses acteurs pour mieux échanger avec leurs parties prenantes, surtout en période de crise, partager autour de bonnes pratiques et coordonner des actions communes. 

Un événement, c’est avant tout un lieu et une date

« Les gestionnaires de sites de séminaires et d’événements étaient, jusqu’à aujourd’hui, les seuls opérateurs événementiels à ne pas être fédérés, raconte Delphine Bouclon, Présidente de La CLÉ et Directrice de l’événementiel de Châteauform’. Or un séminaire ou un événement, c’est avant tout un lieu réceptif et une date. Dans ce contexte de crise dramatique, La CLÉ a pour vocation de s’associer aux autres associations professionnelles pour la défense de la filière, mais aussi de faire valoir les spécificités et les revendications complémentaires des structures de gestion de sites ».

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Des investissements qui dynamisent l’attractivité des territoires

Les lieux événementiels, encore plus qu’avant, doivent par exemple répondre à des réglementations très strictes (ERP-Établissement recevant du public, PMR-Personnes à mobilité réduite, HACCP-…). « La mise aux normes, la réfection et/ou l’embellissement des espaces réceptifs, qui participent à la valorisation du patrimoine public et privé, nécessitent des investissements massifs, explique Denis Remon, Vice-Président de La CLÉ et Directeur de l’événementiel chez Paris Society. Nous sommes des acteurs dynamiques de l’attractivité des villes, des territoires et donc de La France. Et nous créons des emplois localement ».

L’activité partielle, les réductions de charge et le PGE ne suffisent pas

Les crises sanitaire et économique fragilisent leurs modèles, comme le souligne Denis Guignard, Trésorier de La CLÉ et fondateur de Lieux Atypiques : « Jusqu’à 30% de nos revenus sont consacrés au paiement de nos loyers. Nous n’avons quasiment plus de chiffre d’affaires. Nous ne pourrons pas tenir longtemps si, par exemple, une négociation globale avec nos bailleurs publics ou privés n’est pas à l’ordre du jour. S’ils sont les bienvenus, l’activité partielle, les réductions de charge et le Prêt Garanti par l’État ne suffisent pas ».

100 membres avant la fin de l’année, 300 dans deux ans

La CLÉ est actuellement en plein recrutement et compte mobiliser sur toute la France. 65 entreprises doivent confirmer leur intérêt en adhérant. « Même si la cotisation, aussi modeste soit-elle, reste une dépense importante en période de crise, nous pensons atteindre les 100 membres à la fin de l’année et 300 dans les deux ans à venir, annonce Alexandra Bouigue, Secrétaire Générale de La CLÉ et Fondatrice des Cercles by Kadrance. Plus nous serons nombreux, plus nous serons écoutés et entendus ». L’association travaille actuellement à créer une structure de services pour ses adhérents, à faire remonter des data exploitables sur la réalité économique du métier, à discuter avec les autres associations professionnelles qui ont magnifiquement œuvré jusque-là et à faire remonter des revendications spécifiques.


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