Richard Raulic (Absyss) « L’approche tactique du BAM offre des résultats visibles et rapides »

Richard Raulic, PDG de l’éditeur de logiciels Absyss, décrit l’importance du Business Activity Monitoring (BAM) pour soutenir la performance des entreprises. Le BAM appartient à la nouvelle génération d’outils de pilotage des activités, fédérateurs et dynamiques, que Gartner définit comme « l’intelligence opérationnelle ».

Richard Raulic, PDG de l’éditeur de logiciels Absyss

Richard Raulic, PDG de l’éditeur de logiciels Absyss

A quels enjeux d’entreprise répond le BAM ?

BAM répond à la problématique actuelle d’efficacité de toute entreprise. Cette efficacité est plus que jamais conditionnée par la maîtrise de bout en bout de systèmes d’information (SI) de plus en plus complexes. S’assurer de l’adéquation des SI aux enjeux business de l’entreprise et piloter la performance opérationnelle en temps réel représentent les défis stratégiques des DSI qui ont aujourd’hui pour ambition de se positionner comme un véritable business partner. En clair, dans l’ère digitale dans laquelle nous vivons, les enjeux d’entreprise actuels peuvent se résumer à travers la question : quelles sont les conséquences d’un problème informatique sur l’activité bien réelle de l’entreprise et comment informer et réagir au plus tôt pour endiguer les dégradations de service ? Le BAM est à la fois une démarche et une solution garantissant la supervision temps réel et en mode tête haute de processus ou d’activités critiques. Il répond aux besoins des DSI qui pilotent l’efficacité opérationnelle, en toute transparence et concertation avec les métiers, via des indicateurs clés de performance (KPIs)
construits conjointement et partagés. 

Concrètement, les entreprises évoquent souvent le Business Process Management (BPM) mais moins le BAM. Pourquoi et quelle est la différence ?

Les premiers concepts de pilotage des processus métiers, BPM, apparus à la fin des années 90, consistaient d’abord à modéliser les processus métiers et en assurer le suivi ensuite. Largement diffusé depuis cette époque, le BPM n’intégrait pas nativement le BAM. La donne change aujourd’hui en faveur de la visibilité de bout en bout, de la mesure du résultat attendu, de la réactivité et du temps réel. C’est ce à quoi le BAM répond via des tableaux de bord synthétiques, constitués de KPIs fédérateurs et limités en nombre, que nous appelons des cockpits. Le BAM, démarche d’intelligence opérationnelle, ne nécessite pas la modélisation des processus métiers afin de les superviser. Avec le BAM, il s’agit en premier lieu, via une démarche de cadrage, d’identifier les activités critiques suivant ce qui sera le plus impactant pour l’entreprise. En second lieu, ces activités critiques seront décrites dans leur mode opératoire simplifié afin de définir combien et quels KPIs sont pertinents. Une solution de BAM délivre des KPIs pour piloter pro-activement en mode performance attendue-rendue, souvent au regard de pénalités financières encourues. A la différence du BPM, l’intelligence opérationnelle via le BAM offre un retour sur investissements plus rapide. Son impact sur l’amélioration continue du business au quotidien est plus visible.

Pourquoi les outils de BAM ne sont-ils pas déjà davantage présents dans toutes les entreprises ?

En réalité, le besoin de pilotage de la performance opérationnelle en synergie avec les métiers et la mise en place d’une démarche pour y parvenir, sont déjà présents dans les entreprises. Toutefois en tant qu’acronyme, le BAM est assez peu utilisé par les DSI, qui associent à la démarche des noms divers. Historiquement, les DSI la rattachent souvent à la supervision technique ou à l’ITSM, qu’ils essayent généralement d’améliorer à partir de développements spécifiques complexes, en chantier permanent et lourds à maintenir. Ces solutions « maison » ou d’orientation trop technique n’offrant pas les fonctionnalités attendues atteignent vite leurs limites. Avec la maturité, les DSI savent aujourd’hui déclencher et engager les démarches de BAM avec une solution dédiée.

Tous les secteurs d’activités sont ils concernés ? 

Oui. Certains comme le secteur bancaire sont en avance sur ces sujets, car l’effet d’une dégradation technique peut immédiatement se chiffrer en perte substantielle pour leur business. Par exemple, les banques se sont largement appuyées sur le BAM pour superviser le délicat passage à la norme SEPA, dans un timing très court. Dans les faits, toutes les entreprises réalisent aujourd’hui un pivot dans leur activité, chacune à son rythme. En l’occurrence, chez les assureurs, les infogérants, les industriels mais également les acteurs du retail et de la supply chain, le BAM devient un incontournable.

Qu’apporte véritablement un outil de BAM ?

Un outil de BAM, comme Visual BAM, offre une capacité d’industrialisation à la fois en matière de conception des KPIs et de pilotage, avec la personnalisation des tableaux de bord. Il n’a tout simplement rien à voir avec ce qui est fait autour de développements spécifiques. De plus, Visual BAM dialogue avec l’ensemble des composants du SI en place, en restant non intrusif. Les tableaux de bords, appelés cockpits, sont adaptables aux différents types de destinataires IT et métiers. Les fonctions natives de gestions d’événements, d’alertes et de notifications garantissent la pro-activité en cas de dégradation d’un indicateur par rapport aux fourchettes établies en fonction des besoins métiers. Le design même de la solution et son ergonomie permettent de pouvoir en tirer le meilleur parti d’un point de vue conception et maintien en conditions opérationnelles. Avant la DSI devait mettre en place et surveiller des infrastructures opérées pour l’entreprise. Aujourd’hui, elle délivre un service et doit s’assurer que le service rendu au client final est bon. Ce changement est la conséquence logique d’une transformation des entreprises, qui requiert plus d’agilité et une démarche de Service Oriented Architecture (SOA) pour les plus matures d’entre elles. Face à la pression des marchés, elles n’ont pas le choix : c’est justement pour soulager l’entreprise efficacement, sans tout changer, qu’elles doivent se tourner vers le BAM. Dans le cadre d’une stratégie globale de transformation, les entreprises qui souhaitent des résultats visibles et rapides en matière de pilotage de la performance auront une approche tactique avec le BAM.

> L’interview est extraite du carnet d’experience ” Expériences Pilotage et Performance
Quels moyens pour une cohésion DSI – Métiers productive ?”

http://experiences.alliancy.fr/carnet/experiences-pilotage-et-performance/


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