« Le low code : un outil supplémentaire pour le DSI afin d’apporter la valeur au business au rythme où il l’attend »

Le DSI d’Allianz Trade (ex-Euler Hermes) détaille le rôle que joue la mise en place d’une plateforme no code/low code dans le vaste projet de refonte du système d’information du spécialiste de l’assurance-crédit. Un rôle lié aux besoins d’agilité et d’innovation des métiers.  

>> Cet article est extrait du Guide à télécharger « Le Low code – No code, outil des DSI face à la pénurie d’experts & la transformation IT »

Dans quel cadre le no code/ low code est-il entré au sein de votre DSI ?

Antoine Georges DSI d’Allianz Trade (ex-Euler Hermes)

Antoine Georges DSI d’Allianz Trade (ex-Euler Hermes)

Nous avons entamé depuis 2018 une refonte complète de l’ensemble de nos systèmes d’information, avec un « move to the cloud » massif. Notre projet ne repose pas sur une migration (« lift and shift ») classique, mais sur une reconstruction cloud native et sur une architecture en micro-services, API first, pour toutes les applications cœur métier. C’est une transformation radicale qui s’inscrit dans la durée, entre cinq et dix ans, et qui mobilise 80 % de nos investissements informatiques.

À côté de cela, le business continue d’avoir besoin d’agilité et il ne peut pas attendre cinq à dix ans pour obtenir de nouveaux outils, que ce soit pour de la productivité, de l’innovation, des applications « tactiques » temporaires ou « non cœur de métier » qui sont tout aussi importantes pour l’organisation de l’entreprise que les solutions « cœur de métier ».

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Sur tous ces sujets, nous utilisons beaucoup de no code/low code, avec Mendix notamment, car nous sommes dans un environnement à la fois cloud, ce qui correspond à notre stratégie 100 % cloud, et qui offre une agilité et une vélocité importantes. Les profils qui interviennent sur la plateforme sont différents de ceux dont nous avons besoin pour la transformation cœur de métier. Il n’y a donc pas de compétition en termes de ressources, ce qui permet d’étendre notre capacité à délivrer de la valeur aux métiers. Nous n’avons cependant pas la volonté de basculer l’ensemble de notre SI vers le no code/low code afin de garder un équilibre et une indépendance par rapport à nos fournisseurs.

Pourriez-vous nous donner un exemple d’application développée en no code/low code ?

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Nous avons une ligne métier qui s’appelle « Specialty », qui est en croissance et pour laquelle nous avons développé une application gérant l’ensemble du processus d’acquisition et de souscription du client. C’est un projet que nous n’aurions pas pu mener de front sur nos « stacks » plus classiques, en parallèle du reste de la transformation.

Le no code/low code permet de libérer de la capacité et de faire appel à des « citizen developers » et des équipes innovation qui développent et testent un produit par eux-mêmes, en mode Agile, sans rentrer dans des procédures trop lourdes, mais en bénéficiant d’un environnement contrôlé d’un point de vue sécurité.

Vous parliez précédemment de solutions tactiques temporaires. De quoi s’agit-il précisément ?

Comme nous sommes dans une transition très lourde et que nous avons quand même des systèmes « legacy » en place, nous pouvons avoir besoin, à certains moments, de développer une fonctionnalité métier en avance de phase par rapport à la solution cible qui, elle, ne sera livrée que dans un ou deux ans.

Le no code/low code permet ainsi de faciliter la transition et de réduire les complexités de dépendance. C’est un élément incontournable de la boîte à outils du DSI qui permet d’aller très vite sur certains sujets, d’être très agile, sans rentrer en compétition avec le reste des ressources. Il permet d’apporter de la valeur au business au rythme où il l’attend.

Quel est le profil type d’une personne réalisant du no code/low code ?

Cette personne n’est en général pas un développeur ou, s’il s’agit d’un développeur, c’est un développeur qui se recycle, car il possède une expérience informatique, mais sur des stacks technologiques anciennes. Nous avons aussi beaucoup de jeunes qui n’ont pas forcément de formation d’ingénieur logiciel, mais qui ont une forte appétence pour l’informatique et la cocréation avec le business.

C’est un profil encore peu connu et démocratisé, car peu de personnes savent qu’elles peuvent s’y mettre facilement. Au sein des métiers, il y a encore relativement peu de candidats pour basculer totalement vers le développement no code/low code. Au début de notre démarche, nous espérions pouvoir en « recruter » davantage en interne, les résultats sont en deçà de nos espérances. Heureusement, nous sommes entourés de partenaires, comme Mendix, qui sourcent et forment des équipes et nous fournissent en compétences no code/low code.

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