La médecine s’approprie l’IA pour diagnostiquer les malades du Covid

Cet article a été publié originellement sur mydatacompany.fr

Crise sanitaire oblige, un nombre croissant d’hôpitaux adoptent des outils d’automatisation pour faire face à la pandémie et accélérer le diagnostic médical. C’est notamment le cas de l’application qXR de Qure.ai.

La-médecine-s’approprie-l’IA-pour-diagnostiquer-les-malades-du-CovidLes développements de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’analyse d’imagesmédicales n’ont pas attendu le Covid-19. Cependant, ces applications présentent un intérêt évident dans le cadre de la crise actuelle. Des hôpitaux britanniques exploitent ainsi une technologie développée par une société indienne, Qure.ai. Baptisé qXR, le système analyse des radios des poumons afin de détecter les patients souffrant du Covid-19.

Des logiciels d’IA approuvés et mis à jour pour le Covid

En raison des pénuries de tests PCR, la radiographie pulmonaire s’est imposée comme un moyen pour les médecins de détecter les malades. Si qXR a été conçu pour d’autres pathologies, le système a été mis à jour. Il peut ainsi détecter les pneumonies d’origine covidienne sur les radios.

Un taux de détection de 95% pour VizyonqXR combine plusieurs modèles de Deep Learning pour détecter les anomalies pulmonaires les plus courantes. D’après une étude préliminaire réalisée sur plus de 11.000 images, l’application affiche un taux de détection du Covid de 95%.

D’autres fournisseurs technologies proposent des solutions comparables, comme le Français Vizyon. La société met à disposition des hôpitaux un système de diagnostic. Elle s’appuie pour cela sur des partenariats avec des éditeurs comme Qure.ai et le Coréen Lunit.

En France, faute de capacités de dépistage suffisantes, la radiographie des poumons est devenue une solution de repli pour détecter les malades. Le système proposé par Vizyon promet ainsi en 10 minutes de scanner un patient et de calculer une probabilité d’infection.

Démontrer l’utilité de l’IA et l’inscrire dans la durée

Pour inscrire l’usage de ces outils d’IA dans la durée, les éditeurs n’hésitent pas à proposer une période d’essai gratuite. Ils espèrent ainsi décrocher des contrats plus longs et changer durablement les pratiques médicales. 

Les problèmes liés à l’IA ne disparaissent pas

« C’est une bonne façon pour nous de démontrer l’utilité de l’IA » souligne un cadre de Lunit auprès de MIT Technology Review. « Selon mon expérience en dehors du covid, une fois que les gens commencent à utiliser nos algorithmes, ils ne s’arrêtent jamais » renchérit le cofondateur de Qure.ai.

Cependant, tous les solutions actuellement sur le marché n’affichent pas des performances équivalentes. Nombre de fournisseurs sont ainsi accusés de tenter de capitaliser sur la peur et de s’affranchir de tests cliniques rigoureux.

Une responsable de l’IA et du machine Learning au Forum économique mondial encourage les hôpitaux à la prudence. « L’utilisation de l’IA pour lutter contre cette pandémie est évidemment une excellente chose à faire. Mais les problèmes liés à l’IA ne disparaissent pas juste parce qu’il y a une pandémie. »


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

libero. leo. sit ipsum non dolor ut