Avec sa plateforme, Izidore « dépoussière » le marché du mobilier de seconde main

Après les vêtements, on peut aujourd’hui donner une seconde vie à ses meubles. Grâce à la plateforme Izidore, tout le monde peut proposer du mobilier à la vente, particuliers comme entreprises. Un enjeu majeur pour ces dernières depuis la loi Agec (Anti-gaspillage pour une économie circulaire) en place depuis 2020.

Publié et mis à jour le 23 mars 20233 min de lecture
Avec sa plateforme, Izidore « dépoussière » le marché du mobilier de seconde main

“Quand j’ai quitté Paris, je me suis rendu compte que vendre mes meubles était une vraie galère » constate Manon Le Padellec, CEO d’Izidore. Cette start-up fondée en 2018 se veut le « Vinted » ou le « Vide-dressing » du meuble. Une plateforme de seconde main permettant aux particuliers de se fournir en canapé, table basse ou encore objet de décoration. Tout cela à prix réduits. Et malgré les contraintes : « Pendant mon déménagement, j’ai réalisé que les gens n’étaient pas véhiculés ou qu’ils posaient des lapin » indique la CEO de l’entreprise.

C’est pourquoi Izidore s’occupe de tout sur l’aspect logistique. « On voulait vraiment simplifier cette tâche », assure la dirigeante. Avec une offre notamment constitué de produits de marque, la start-up souhaite par ailleurs embellir l’occasion : « On veut redorer l’image de la seconde main, dépoussiérer la vente de meubles d’occasion »

Une stratégie B2B auprès des marques

Les particuliers ne sont cependant pas la seule cible de la jeune pousse. « On souhaite également accompagner, former et sensibiliser les marques dans ce changement de mode de consommation », indique la CEO de l’entreprise. « On leur propose de jouer un rôle en créant leurs offres. Ils ont la main sur la plateforme pour mettre ce qu'ils y veulent ». La loi Agec (Anti-gaspillage pour une économie circulaire), entrée en vigueur en 2020, a accéléré les choses. « Les entreprises intègrent désormais leurs stocks dormants car avec cette loi, ils ont désormais interdiction de les détruire », note Manon le Padellec

Elle assure discuter avec quasiment toutes les grandes marques sur le sujet. Gautier a déjà sauté le pas. Cette entreprise française possède sa boutique sur le site d’Izidore avec ses propres produits mais également une sélection de mobiliers d’autres marques, qu’elle souhaite intégrer à son offre. Un moyen pour également gagner en fiabilité car près de 30% des meubles d’occasion vendus sous le nom Gautier étaient des faux par le passé.

La start-up garantit le bon déroulé de la transaction de la commande jusqu’à la livraison. « Nous sommes un tiers de confiance. À partir du moment où une personne achète sur Izidore, tant que la transaction n'est pas terminée et que la livraison n’a pas eu lieu, le vendeur ne récupère pas l’argent. On sécurise la transaction dans une logique de marketplace », assure Manon le Padellec.

« L’argus » du meuble

Pour tenter de convaincre un maximum de personnes de revendre leurs produits, l’entreprise a également mis en place un estimateur de prix. « En quelques questions, on estime la valeur de votre canapé pour vous inciter à ne pas le redonner mais plutôt le revendre », explique la CEO. « On se repose sur notre algorithme avec des informations agrégées en main propre ainsi que toutes les données des produits qui sont vendues sur la plateforme ». Cette solution va par exemple être mise en place dans la trentaine de site de Sagam, centrale spécialiste de l'ameublement, pour inciter les particuliers à se séparer de leurs anciens meubles.

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