Triliz secoue le marché du leasing informatique

Lancée il y a un peu plus d’un an, la start-up Triliz permet aux petites entreprises de solutionner la gestion de leur flotte informatique.

Pertes de temps et de productivité, mauvaise organisation de leur flotte IT… Les start-ups et PME/PMI traditionnelles souffrent de cette triple problématique au quotidien ! Et ce, d’autant plus, en cette période de recours croissant au télétravail… « Les start-up par exemple peinent à gérer leur flotte IT, car elles sont souvent confrontées à une croissance très rapide de leurs effectifs et ne savent pas toujours qui dispose de quel matériel ou a besoin de quoi…

En fait, très souvent, dans les petites entreprises, personne ne gère réellement le matériel », constate Victor Thion, CEO et cofondateur de Triliz (avec 2 autres associés), qui propose de louer en ligne le matériel « de manière simple, avec une expérience client efficace, sans coûts cachés ».

Ainsi, en parallèle de son activité de location de matériel informatique, la start-up Triliz, créée en janvier 2020, propose un logiciel en mode SaaS de gestion de matériels permettant de mieux piloter à distance les utilisateurs d’une flotte IT (ordinateurs, tablettes ou smartphones), « tous services inclus ». L’offre intègre le loyer fixe des équipements, l’assurance sans franchise, la garantie panne, le remplacement du matériel à J+1 et l’interlocuteur dédié… « On propose une prise en main à distance pour une résolution des problèmes dans 90 % des cas en moins d’une heure après la demande d’aide du collaborateur », explique-t-il.

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Triliz permet d’automatiser l’arrivée ou le départ d’un collaborateur (création et effacement des sessions utilisateurs en un clic lors des départs dans le respect de la RGPD, déploiements d’application one click pour les nouvelles recrues) et met régulièrement à jour automatiquement les différents appareils afin de diminuer les risques cyber.

Sur l’appli et son dashboard personnalisé, le chef d’entreprise (ou le manager) visualise facilement les accès aux différents appareils en circulation, aux utilisateurs ainsi qu’aux équipes. Il peut également y retrouver les rapports d’incidents et toute autre document administratif : « Il peut faire un inventaire intelligent simplifié, y compris des appareils que l’entreprise loue ».

Un gain de temps indéniable quand on sait que 41 % des dirigeants de PME estiment perdre 15 heures par mois à résoudre les problèmes informatiques survenus sur les appareils de leur entreprise, ce qui freine gravement leur performance selon une étude Konica Minolta et le cabinet Opinium réalisée auprès de PME européennes et américaines.

Triliz, qui compte 7 personnes aujourd’hui basées à Paris, veut vulgariser les bases de l’informatique pour les PME. Après un an d’activité, elle compte déjà une soixantaine d’entreprises clientes, pour la plupart en Ile-de-France, « mais, avec l’expansion du télétravail, notre champ s’élargit dans toutes les villes de France », pour 220 appareils mis en circulation. « A ce jour, notre plus gros client emploie 150 collaborateurs, le plus petit, 20. D’ici à la fin de l’année, nous souhaitons dépasser la centaine de clients, allant de 50 à 200 personnes environ. »

Triliz ne réalise aucune intervention sur site. « Soit on dépanne le client à distance dans le cadre de sa garantie, soit on lui remplace le matériel problématique », précise Victor Thion.

Ainsi, si les start-up se débrouillent généralement mieux avec leur parc informatique, « elles n’ont pas spécialement envie de s’en occuper,  elles vont donc plus vite avec nos outils. Pour les PME, c’est davantage la méconnaissance du sujet qui les pousse à s’adresser à nous. On les aide notamment à régler le cycle de vie de la machine dans les mains du collaborateur », explique-t-il. Triliz dispose d’un catalogue de produits volontairement réduit et maîtrisé (reconditionné ou neuf, marque Apple ou Dell). « On privilégie le reconditionné, mais ce n’est pas toujours facile car le marché du reconditionné n’offre que 5 % de produits très propres », précise le dirigeant, qui vise le marché européen très rapidement après avoir levé une subvention à l’innovation auprès de Bpifrance (aucune levée de fonds n’est envisagée pour l’instant).

« L’Europe est principalement un marché de PME. C’est pourquoi nous voulons automatiser au maximum notre offre, en développant notamment notre propre « agent » entre notre appli et le PC du collaborateur pour exécuter les indications », conclut celui qui veut mettre de la transparence dans la relation et du matériel choisi. « Nous sommes obsédés par nos clients. On les écoute beaucoup ! Il faut comprendre que les professionnels, comme les particuliers, veulent vivre une bonne expérience. » On les comprend.


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