VMWare s’intéresse au lien entre capacité à innover et lieu de travail

Une étude démontre qu’employeurs et employés n’ont pas la même opinion sur le sujet. Pour Marc Dollois, VP et Directeur Général de VMWare, la solution réside dans l’hybride.

Publié et mis à jour le 23 mars 20233 min de lecture
VMWare s’intéresse au lien entre capacité à innover et lieu de travail

Marc Dollois, VP et Directeur Général de VMWare

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Marc Dollois, VP et Directeur Général de VMWare[/caption]

Le télétravail nuit-il à notre créativité ? A notre capacité d’innovation ? On a souvent entendu depuis mars 2020 que travailler à la maison nous rendait plus productifs, mais moins créatifs. Un argument cependant difficile à étayer, car autant on peut mesurer la productivité, autant pour la « créativité », c’est plus complexe.

Il s’agit surtout d’un ressenti, et c’est bien ce ressenti-là que VMWare a voulu étudier l’été dernier, en interrogeant quelque 5 300 dirigeants d’entreprises, responsables informatiques et DRH, ainsi que 2 400 employés en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Moyen-Orient, aux Pays-Bas, en Pologne, Espagne, Italie…*

Conclusion : la majorité (59%) des employeurs français considèrent que leur entreprise se montre plus innovante lorsque leurs salariés sont sur site. Mais les employés ne sont pas d’accord : 72 % d’entre eux s’estiment plus épanouis professionnellement lorsqu’ils sont libres de travailler où ils le souhaitent.

En outre, plus de la moitié (51%) des répondants de la région EMEA bénéficiant de politiques favorables au télétravail et à des modèles hybrides évoquent un meilleur état d’esprit, une créativité accrue (56 %) et une collaboration renforcée (55 %) au sein de leurs équipes depuis le début de la pandémie.

« L’innovation découle d’un travail d’équipe, résume Marc Dollois, VP et Directeur Général de VMWare. Mais aujourd’hui on peut travailler ensemble, sans être physiquement au bureau. Les outils informatiques sont faits pour ça… Nous vivons dans un monde où les collaborateurs n’ont plus d’obligation de venir. C’est le cas chez nous. Dans ces conditions, il faut être à la fois souple et vigilant. Par exemple, à force de travailler à distance, nous nous sommes aperçus que nous étions en train de créer des cultures d’équipe, au détriment de la culture d’entreprise : nous avions des échanges quotidiens avec 15 ou 20 collègues, mais en nous éloignant des 450 autres collaborateurs de la filiale France. Alors, ces neuf derniers mois, nous avons trouvé des solutions pour donner envie aux collaborateurs de revenir au bureau plus souvent. C’est ainsi qu’ils croisent les autres et qu’ils renouent naturellement des liens. Tout est affaire d’équilibre. »

Il ne s’agit pas (seulement) de revenir pour partager des moments festifs, mais aussi pour travailler ensemble, et parfois même en équipes croisées justement, sur « des projets qui générèrent de la valeur pour le client. »

Autre enseignement de l’étude : parmi les entreprises françaises ayant augmenté leurs investissements dans l’automatisation, près de la moitié (44 %) d’entre elles le font en vue d’améliorer l’expérience employé et la productivité de leurs équipes.

Dans le même temps, 44 % s’y intéressent pour accélérer leurs processus d’innovation, alors que 38 % souhaitent réduire les coûts et accélérer leurs opérations.

Convaincu que le numérique peut créer du lien, Marc Dollois cite deux de ses clients, l’AP-HP et la Poste, qui s’appuient sur les outils numériques pour établir une proximité entre les patients et leur famille dans le premier cas, et entre les facteurs et les citoyens dans le second cas.

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