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La big pharma veut réduire ses coûts

A l’instar de nombreux secteurs, l’industrie pharmaceutique est en chasse perpétuelle contre les coûts. Dans la R&D, comme dans la logistique, le big data bouleverse les pratiques face à la complexité grandissante de leurs données..

Propos recueillis par Guillaume Mollaret, avec Alain Clapaud 

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© Fotolia

Tous les industriels de la pharmacie n’en sont pas au même point du développement, ni même de la réflexion quant à la façon d’intégrer le big data dans le processus stratégique de décision. Tour d’horizon dans un secteur avare de confidences… Ainsi, pour réfléchir un cran plus loin sur le sujet, Orange et des partenaires viennent de lancer un think tank dédié, le Healthcare Data Institute. « Son objectif est de réaliser des études, de partager des expériences concrètes mais aussi d’être un lieu d’échanges et de réflexions », avance sa vice-présidente, Isabelle Hilali. Parmi les membres du conseil d’administration, on trouve Sanofi, Vitalia (le numéro 3 français de l’hospitalisation privée), IBM, McKinsey, le cabinet d’avocats spécialisé Desmarais et, bientôt, un assureur. « Beaucoup de laboratoires demandent à adhérer. Certains ont déjà une certaine maturité. A ce titre, les échanges entre grands groupes et start-up promettent d’être intéressants », précise Isabelle Hilali. Pour susciter ces discussions, une conférence-débat, réservée aux membres, est ainsi organisée toutes les six semaines. D’un point de vue purement industriel, la pharma est notamment confrontée à la surveillance de ses approvisionnements. « Quand on fabrique des médicaments sur différents sites avec plusieurs sources d’approvisionnement, il est essentiel pour nous d’identifier au plus vite d’où vient le potentiel défaut de qualité, explique, sous couvert d’anonymat, le représentant d’un des plus importants groupes du secteur. Le big data peut nous aider à résoudre ce genre de problème. Il implique cependant une remise en question de notre système actuel. C’est un choix lourd qui n’est pas sans conséquence sur nos organisations. C’est pour cela que nous n’avons, à ce jour, rien acté sur la stratégie à opérer. » C’est ainsi que le processus de décision dans le basculement vers une technologie big data met parfois près de trois ans avant d’aboutir à la signature d’un contrat. « Sur ce secteur, nous sommes d’une lenteur qui ne serait, je crois, pas tolérée dans un autre service », poursuit notre interlocuteur.

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