[Tribune] L’économie des écosystèmes : la nouvelle référence

Très peu d’entreprises fonctionnent de manière totalement autonome. La plupart d’entre elles dépendent d’autres organisations. Cet écosystème fait désormais partie intégrante de la mise sur le marché des produits, services et solutions. Pour Johann Butting, VP EMEA chez Slack, si elle est bien menée, une collaboration efficace et efficiente avec les partenaires de l’écosystème peut se traduire par un avantage concurrentiel significatif pour les organisations qui s’adaptent au nouveau monde du travail.

Johann Butting, VP EMEA de Slack

Johann Butting, VP EMEA de Slack

Désormais, pour évaluer une création de valeur, il est bien plus intéressant de prendre en compte l’écosystème de l’entreprise, et plus seulement l’entreprise en elle-même. C’est-à-dire toutes les parties prenantes qui contribuent à la création d’un bien ou d’un service. En effet, l’évolution du monde professionnel fait qu’une société ne produit que très rarement un bien ou un service tout seule. C’est désormais une collaboration entre plusieurs organisations, chacune apportant une partie du résultat final. Le tout en conservant un haut niveau de sécurité.

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Pour être efficace, cet écosystème doit pouvoir collaborer dans un environnement de travail adapté. Les nouvelles technologies, comme les plateformes de messagerie par canaux,  apportent de nombreux bénéfices aux organisations en fluidifiant les échanges, brisant les silos, augmentant l’engagement et l’alignement des différentes équipes. Ce qui bénéficie à une entité devrait être partagée avec ses partenaires. Lorsqu’il s’agit de collaborer efficacement et de tirer le meilleur parti de son écosystème, les organisations doivent garder plusieurs choses à l’esprit.

Un espace partagé pour collaborer efficacement

La première chose, et la plus importante, est que toutes les parties prenantes disposent réellement d’un espace dédié où elles peuvent collaborer ensemble autour d’un projet. Pour cela, il est important de mettre en place des canaux de discussions inter-organisations, par thématique, afin de faciliter les échanges d’informations. En s’appuyant sur des plateformes de messagerie d’entreprises basées sur des canaux, il est ainsi possible de mettre en place une communication et une collaboration ouvertes et transparentes, sans silos, de façon à ce que toutes les parties puissent accéder à la bonne information au moment où elles en ont besoin. C’est un bon moyen d’impliquer toutes les personnes concernées, quelle que soit leur organisation, et de les conserver alignées, avec le même niveau d’information.

Il apparaît clairement que les e-mails n’offrent pas les mêmes possibilités. Système historique de la communication numérique, l’e-mail a permis les débuts de la collaboration. Mais son système uniquement asynchrone, son manque de transparence, où seuls les destinataires ont accès à l’information, la limitation des options de recherche et le déluge d’e-mails “ok merci” où l’on perd son temps à les lire et où l’on est distrait de ce que l’on fait, font qu’il n’est plus adapté à la collaboration moderne.

Une communication fluide avec votre écosystème

En second lieu, il est essentiel de rester agile et de s’assurer que les solutions que l’on utilise permettent de collaborer de manière transparente avec des organisations qui n’utilisent peut-être pas les mêmes outils que vous. En effet, si chaque partie de l’écosystème ne peut pas communiquer de manière fluide avec les autres, les projets ne pourront avancer correctement, faute d’une alignement incomplet des équipes et de l’apparition de silos, qui bloquent les échanges. Si toutes les personnes impliquées dans un projet n’ont pas accès à la bonne information au bon moment, alors on risque de voir des dérives et une baisse de la productivité. Il est donc important que la solution de collaboration sélectionnée permette une communication fluide entre toutes les organisations. Une plateforme de messagerie permettant des canaux partagés répond à ces besoins de flexibilité, de transparence et de fluidité.

Par exemple, pour collaborer avec des partenaires comme Uber, la société Cityscoot utilise des canaux partagés entre les deux entités. Une manière sécurisée pour travailler avec plusieurs entreprises partenaires. Les deux entreprises ont récemment uni leurs forces pour proposer aux utilisateurs la possibilité de réserver un scooter via l’application Uber. Cette stratégie fonctionne également avec les autres parties prenantes externes de Cityscoot, comme les partenaires techniques et les agences de design.

Ne pas négliger la sécurité

Enfin, la collaboration ouverte et transparente entre les écosystèmes ne signifie pas un manque de sécurité. La sécurité ne doit jamais être une réflexion après coup. L’ouverture de canaux de communication externes doit donc être supervisée par les responsables informatiques, qui doivent être en mesure d’autoriser la création de ces canaux inter-organisationnels. Si l’on ne tient pas compte de l’aspect sécuritaire, c’est tout l’écosystème connecté qui risque d’être mis en danger, et donc potentiellement vulnérable à une attaque.

Il faut donc s’assurer que les outils déployés pour collaborer dans l’écosystème offrent suffisamment de capacité de sécurité aux administrateurs informatiques, comme la gestion des identités et des terminaux, la protection des données et la gouvernance des informations.

Dans le monde d’avant, la création de valeur pouvait se définir par ce que chaque entité produisait. Ce n’est désormais plus le cas. Le nouveau monde est désormais un ensemble d’écosystèmes, chacun constitué de l’entreprise et de ses partenaires. Pour en tirer pleinement partie, il faut que les entreprises gardent en tête la nécessité d’avoir un espace partagé pour bien collaborer, de s’assurer d’une communication fluide avec tous ses partenaires, et de ne pas mettre de côté la sécurité. C’est en adoptant cette approche qu’elles réussiront, ensemble.


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