En Europe, les entreprises voient la reprise dans les dix-huit prochains mois

Les entreprises qui accélèrent leur transformation digitale et leur transition vers un modèle de développement durable seront celles qui sortiront les plus fortes de la crise liée à la Covid-19, selon un nouveau rapport d’Accenture

Publié et mis à jour le 28 janvier 20215 min de lecture
En Europe, les entreprises voient la reprise dans les dix-huit prochains mois

nouveau rapport d’Accenture

Les entreprises qui accélèrent leur transformation digitale et leur transition vers un modèle de développement durable seront celles qui sortiront les plus fortes de la crise liée à la Covid-19, selon un nouveau rapport d’Accenture (NYSE : ACN).

Les entreprises qui accélèrent leur transformation digitale et leur transition vers un modèle de développement durable seront celles qui sortiront les plus fortes de la crise liée à la Covid-19, selon un nouveau rapport d’Accenture (NYSE : ACN). Publié lors du Davos Agenda, le rapport révèle que les dirigeants d’entreprises européennes interrogés s’attendent à retrouver leurs niveaux de profits pré-pandémie dans les 18 prochains mois en moyenne. Il souligne également l’écart qui s’est créé en matière de résilience et de perspectives de croissance parmi les entreprises en Europe.

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- La moitié (49 %) d’entre elles ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires ou de leurs bénéfices au cours des 12 derniers mois et n’envisagent pas d’amélioration au cours des 12 mois à venir.

- Un cinquième (19 %) d’entre elles enregistraient de solides performances financières avant la pandémie, mais s’attendent à une croissance négative de leur chiffre d’affaires ou de leurs bénéfices au cours des 12 prochains mois.

- Un tiers (32 %) d’entre elles tablent sur une croissance rentable au cours des 12 prochains mois. Le rapport les définit comme les « leaders de demain ».

croissance rentable au cours des 12 prochains mois

croissance rentable au cours des 12 prochains mois

Selon le rapport, les entreprises les plus matures à la fois dans l’adoption du digital et dans les pratiques durables sont près de trois fois plus susceptibles de faire partie des « leaders de demain » – et donc de se remettre plus rapidement de la crise et d’en sortir plus fortes.

« Dans les années 2010, la transformation digitale a redessiné le paysage économique, et les entreprises qui ont su piloter cette transformation rapidement et à grande échelle en sont sorties gagnantes », rappelle Jean-Marc Ollagnier, directeur général d'Accenture en Europe. « Nous sommes à l’aube d’une décennie qui inaugurera une nouvelle vague de changements profonds pour les entreprises, et c’est la transition vers la durabilité qui définira ces changements. La façon dont les entreprises européennes gèrent cette « double transformation », numérique et durable, déterminera la rapidité avec laquelle elles sortiront de la crise, et leur capacité à pérenniser leur croissance dans le monde post-Covid-19. »

L’étude indique que près de la moitié (45 %) des entreprises européennes priorisent les investissements dans la transformation digitale et la durabilité. Plus précisément, 40 % des dirigeants européens interrogés prévoient des investissements considérables dans l’intelligence artificielle, 37 % d’entre eux, dans le cloud, et 31 % sont en train de rééquilibrer leurs investissements pour mettre l’accent sur des modèles économiques durables.

Des objectifs de croissance en 2021 encore incertains

Le rapport souligne aussi que moins de la moitié des entreprises européennes (45 %) s’attendent à atteindre leurs objectifs de croissance en 2021. Les plus optimistes sont les entreprises britanniques, françaises et allemandes, dont respectivement 59 %, 52 % et 51 % des dirigeants interrogés espèrent atteindre leurs objectifs en 2021. A contrario, les entreprises italiennes et espagnoles font partie des plus pessimistes, seules 34 % et 31 % d’entre elles respectivement pensant atteindre leurs objectifs de croissance cette année.

« Même lorsque les entreprises sont conscientes de la nécessité d’accélérer leur transition vers le digital et la durabilité, elles peuvent être confrontées à des obstacles à différentes étapes de cette double transformation » affirme Jean-Marc Ollagnier. « Parmi les défis à relever, elles doivent définir un business model viable, bâti autour de pratiques et de produits durables. Elles doivent également libérer des ressources et mobiliser l’organisation dans son ensemble mais aussi passer rapidement de projets pilotes et cloisonnés à des initiatives à grande échelle, déployées d’un bout à l’autre de l’entreprise. »

Pour surmonter ces obstacles et réussir cette double transformation, le rapport identifie trois étapes stratégiques pour les entreprises:

1. Favoriser des modèles économiques axés sur la durabilité, soutenus par la technologie et s’appuyant sur des écosystèmes : les leaders de la double transformation génèrent d’ores et déjà plus de 10 % de leur chiffre d’affaires de cette manière.

2. Maximiser les ressources, afin de transformer les applications technologiques en pratiques durables : les leaders de la double transformation investissent systématiquement plus dans l’innovation – il affectent ainsi plus de 10 % de leur chiffre d’affaires annuel à la recherche et au développement. Ils sont également conscients que la durabilité et la technologie sont une seule et même priorité.

3. Diriger, autonomiser et développer les talents : les leaders de la double transformation se considèrent responsables de l’employabilité continue de leurs équipes. Ils investissent massivement dans la formation et la mise à niveau des compétences de leurs employés, car ils comprennent que pour obtenir des résultats économiques tangibles, toute transformation doit être accompagnée d’un développement des talents.

Cette étude s’appuie sur une enquête menée auprès de 4 051 cadres dirigeants intervenant dans 13 pays et 19 secteurs différents. Menée en novembre 2020, l’enquête porte sur des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les 500 millions de dollars. Parmi les secteurs représentés, citons : la défense et l’aérospatial ; les compagnies aériennes, le voyage et le transport ; l’automobile ; le secteur bancaire ; les marchés de capitaux ; les télécommunications, les médias et le divertissement ; la chimie ; les biens de consommation ; l’énergie ; la santé ; les high-tech ; les biens et équipements industriels ; les assurances ; le secteur pharmaceutique, des biotechnologies et des sciences de la vie ; les services publics ; le retail ; les logiciels, les plateformes et les utilities. Les pays représentés sont l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Canada, la Chine, les Émirats arabes unis, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et Singapour.

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