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Industrie : Des robots, mais pas seulement
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« Global Industrie », d’abord pour valoriser la French Fab

Du 27 au 30 mars prochains, Paris Nord Villepinte accueillera « Global Industrie ». Pour la première fois, ce salon multisectoriel regroupera l’ensemble de l’écosystème industriel français et européen.

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Global industrie

©usinefutur.fr

Emmanuel Macron en 2015, alors ministre de l’Economie et de l’Industrie, l’avait voulu. Cette fois qu’il est Président, c’est fait ! Pour marquer un grand coup dans la modernisation de l’industrie française, le grand événement européen tourné vers le futur, « Global Industrie », se tiendra fin mars au nord de Paris.

Dans l’industrie, tous les feux sont (presque) au vert. L’an dernier, l’Observatoire Trendeo de l’emploi et de l’investissement, comptabilise 125 sites ouverts contre 100 qui ont fermés : soit un solde positif de 25 usines créées en France !

C’est la deuxième année consécutive que cela se produit. Toutefois, dans cette vision « optimiste » de l’industrie française, l’usine d’aujourd’hui n’est pas celle de demain et laisse souvent une belle place à l’innovation.

Dans les projets d’investissements recensés par Trendeo, les critères de l’Usine du Futur (efficacité énergétique, flexibilité de l’outil de production, technologies numériques, efforts sociaux, territoriaux et environnementaux) sont de plus en plus présents. Et de citer pour exemple l’usine d’embouteillage Hennessy, filiale de LVMH, près de Cognac, qui consomme 40 % d’énergie en moins qu’une usine classique de ce secteur et peut recycler 92 % de ses déchets… Deux tendances – énergie et environnement – qui n’iront qu’en se renforçant.

Ainsi, inédit par son ampleur, Global Industrie regroupera quatre salons industriels complémentaires, leaders dans leur secteur respectif, que sont le Midest (sous-traitance), Smart Industries (industrie 4.0), Industrie (technologies et équipements de production) et Tolexpo (métiers de la tôlerie). Avec 2 700 exposants (dont 25 % sont internationaux), déployés sur plus de 100 000 mètres carrés de cinq halls d’exposition, Global Industrie s’attend à recevoir 50 000 visiteurs professionnels et plus de 7 000 jeunes étudiants.

Ce démonstrateur grandeur nature de technologies, solutions et savoir-faire industriels, lui permettra en effet de suivre, sur 1 000 m² situés sur le salon INDUSTRIe, toutes les phases de la production d’un produit, de sa conception à la livraison finale à un client bien spécial puisqu’il s’agit de… lui-même !

Ce démonstrateur grandeur nature de technologies, solutions et savoir-faire industriels, lui permettra en effet de suivre, sur 1 000 m² situés sur le salon INDUSTRIe, toutes les phases de la production d’un produit, de sa conception à la livraison finale à un client bien spécial puisqu’il s’agit de… lui-même !

Infogérance et téléphonie mobile« Nous voulons que ce soit le RDV de l’excellence et des perspectives industrielles, expliquait Sébastien Gillet, le directeur de l’événement, lors de sa présentation à la presse. Nous voulions une grande Mecque de l’industrie en France. Cette fois, c’est fait. Elle aura lieu dans quelques semaines, avec l’aide des pouvoirs publics [le Président sera présent le premier jour dans les allées du salon], des régions, Bpifrance ou encore, l’Alliance de l’Industrie du futur… Global Industrie est la réunion de 4 grands salons industriels, qui doivent se parler. C’est pourquoi nous créons de nombreux moments de rencontres entre les divers acteurs des secteurs représentés ».

★ Alliancy animera une table ronde le vendredi 30 mars de 14h00 à 14h45 dans l’espace conférences situé sur Smart Industries. En savoir plus.

Parmi les nouveautés, une nouvelle typologie d’exposants est attendue, car l’ampleur de l’événement les intéresse. « Surtout, nous avons largement mis en avant les savoir-faire français. Aux médias désormais de relayer une vision nouvelle de l’industrie, qui a de très belles perspectives », poursuit-il. De fait, le numérique s’imposant dans l’industrie comme partout ailleurs, les nouveaux métiers sont importants et le secteur a du mal à recruter. « Nous devons mieux communiquer sur nos métiers et en donner une meilleure image. »

Jérôme Hubert, PDG de Pinette Emidecau Industries (PEI), ajoute : « Il faut chasser en meute. Lors de ce rassemblement, on veut travailler sur la marque industrie, mais aussi sur toutes nos marques. Et celle que l’on doit valoriser, via Global Industrie, c’est la French Fab, qui représente l’industrie du futur… C’est un point très important pour attirer nos jeunes. Il faut que l’on montre que le secteur innove, signe des partenariats et lance de nouveaux services, s’ouvre à l’international ». Global Industrie vise donc à entrer dans les rendez-vous majeurs de l’industrie en Europe.

L’industrie compte pour les Français

  • 77 % estiment que l’industrie est primordiale pour l’économie et l’emploi. A 64 %, ils sont confiants pour aller vers l’industrie du futur.
  • 88 % d’entre eux estiment que l’essor de l’usine du futur est la promesse d’une industrie française plus compétitive
  • 48 % estiment que les salariés sont motivés pour aller vers l’usine du futur. Ils mesurent les risques de la mutation, mais au global, ils parlent d’une transformation créatrice.
  • 75 % en attendent de meilleures conditions de travail et des métiers plus valorisants.

Source : Etude GoudLInk/Global Industrie (basée sur 1 000 réponses), présentée par Catherine Goudounèche, directrice associée.

Philippe Véron, président du réseau des Instituts Carnot, enchaîne sur l’importance de répondre aux enjeux sociétaux de demain, faisant un appel du pied à toutes les entreprises pour innover. « Les 38 Carnot, présents dans toute la France et dans tous les domaines, permettent à toute entreprise – PME et ETI en priorité – d’accéder au meilleur niveau de la R&D française, car nous travaillons déjà et depuis longtemps avec les grands groupes. C’est un grand réseau de structures de recherche publique, qui ont été labellisées et reconnues pour leur engagement et leur capacité à travailler avec les entreprises afin de les aider à innover. » Son message aux exposants et visiteurs est d’ailleurs très clair : « Solliciter la recherche publique française, ayez ce réflexe ! »

Dans la même veine, Philippe Darmayan, président de l’Alliance de l’Industrie du futur (qui deviendra bientôt Alliance Frenchfab !), a rappelé que tout le monde dans l’industrie avait compris que les chaînes de valeur ont bougé. « Ce mouvement montre que nous sommes capables de faire ce salon global. L’industrie, c’est la fabrique de l’avenir. Et, dans l’industrie, il a surtout technologies et numérique ! L’entreprise doit s’appuyer sur une filière désormais et jouer la carte de l’écosystème. Il faut casser les silos et ouvrir son champ d’actions. Nous travaillons beaucoup sur ce sujet, et pas seulement pour l’aéronautique, mais aussi l’agroalimentaire, l’automobile ou le ferroviaire… Il faut montrer que l’industrie bouge transversalement. »

Le dirigeant a rappelé également l’importance de l’humain et des compétences dans le secteur. « Suite à l’Agora de décembre, nous avons vu que notre formation est trop cloisonnée. Il faut aussi faire évoluer nos organisations, former et renouveler nos managers. L’homme est désormais au centre de tout », a-t-il insisté.

Une animation exceptionnelle

Julie voyer, directrice adjointe de Global Industrie, a ensuite détaillé les animations du salon, notamment autour des conférences (tournées vers demain), des démonstrations, des innovations et des remises de prix, et enfin, du campus (formation et nouveaux métiers). L’édition 2018 verra toutefois l’installation d’une animation inédite que sera « une usine connectée », implantée en plein cœur du salon. Quatre syndicats (Symop, Artema, Gimelec et UITS) et l’ADI sont partenaires de cette opération qui associera également une soixantaine de sociétés.

« Cette usine de 1 000 mètres carrés en fonctionnement pourra être visitée afin de bénéficier de toutes les démonstrations technologiques possibles. A la sortie du parcours, une médaille souvenir personnalisée sera remise au visiteur, dont il en aura suivi la fabrication tout au long de sa visite. »

 

Au travers la fabrication de cet objet, l’enjeu de l’animation est de témoigner des progrès réalisés dans le domaine de l’automatisation de la production, notamment par l’intégration des technologies de l’industrie du futur. Un grand écran permettra de suivre les paramètres de production en temps réel (consommation énergétique, maintenance…), tandis que les visiteurs pourront assister à un cycle de production complet, associant des technologies éprouvées à certaines applications de l’usine du futur (cobotique, réalité augmentée, maintenance prédictive, digitalisation de la production ou customisation produit…).

Un hackathon au cœur du salon

Arts & Métiers Accélération, l’accélérateur de start-up de la Société des ingénieurs Arts & Métiers, organise le concours international Open Innovation du salon Global Industrie 2018 sur le thème de l’industrie du futur, en partenariat avec Agorize et la CCI franco-allemande.

Ce challenge, qui s’achèvera par un hackathon de 48 heures non-stop au cœur de Global Industrie 2018, vise à faire émerger les nouvelles solutions hardware et leurs prototypes au service de l’industrie du futur dans divers domaines (machine learning, intelligence artificielle, techniques de l’environnement et de l’efficacité énergétique, IIOT, data science, matériaux et process du futur).

« Pour toutes les équipes qui ont été sélectionnées et y participeront, il s’agit d’une opportunité unique de faire connaître et d’industrialiser leur concept avec l’appui de notre vaste écosystème d’experts et de mentors », explique Claude Duplaa, fondateur d’Arts & Métiers Accélération.

 

 

« Analytics : quelle finalité pour les données »

Alliancy animera une table-ronde sur l’importance de l’analyse des données aujourd’hui dans l’industrie. « Le Data Analytics est considéré par beaucoup comme essentiel pour augmenter significativement leur chiffre d’affaires, rester compétitifs et prendre les meilleures décisions possibles pour leur développement. Comment utiliser intelligemment la masse de données ? »…

Les intervenants annoncés sont :

  • Ameline Bernard, Consultant Technology Carbone – Rio Tinto
  • Christophe Diot, Directeur Technique – Safran Analytics
  • Jean-David Benassouli, Associé responsable de l’activité Data & Analytics– PwC France
  • Christian Saguez, Président – Teratec
  • François Hue, directeur du Laboratoire central du groupe cimentier – Vicat

RDV donc le vendredi 30 mars de 14h00 à 14h45 dans l’espace conférences situé sur Smart Industries, dans le hall 3 du Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.


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