Valoo s’associe avec la Maif dans l’assurance-on-demand

La start-up française Valoo (ex-CBien) et la filiale innovation de la Maif, Altima, proposent, depuis cette semaine, d’assurer le temps nécessaire uniquement toutes sortes d’objets.

Valoo s’associe avec la Maif dans l’assurance-on-demand

Les équipes de Valoo et d’Altima lors de la présentation de l’offre le 7 mars @Florent_VILLAIN

Innover encore et toujours semble être le credo de la Maif ! Et si possible avec des start-up… « La Maif depuis plusieurs années a une conviction, commence Pascal Demurger, directeur général. Dans cet environnement en mutation profonde, la force de demain, ce n’est plus la taille, mais l’agilité. Il faut savoir bouger et être le plus agile possible. On cherche ainsi à améliorer notre time-to-market, mais on cherche aussi à faire des choses à côté du vaisseau amiral. C’est le cas depuis trois ans avec notre filiale Altima, que nous avons acquise à 100 % et avec qui, depuis, nous ne cessons d’innover ».

L’an dernier, la Maif/Altima présentait ainsi une nouvelle offre en partenariat avec Otherwise (qui a d’ailleurs pris du retard et ne sera lancée qu’après l’été 2018) dans l’assurance collective. En octobre dernier, il lançait le MAIF Startup Club, son nouveau lieu parisien dédié aux jeunes pousses… Et aujourd’hui, c’est avec Valoo (ex-CBien) qu’il lance une offre d’assurance-on-demand, 100 % digitale… « Ensemble, nous avons pu dessiner rapidement les contours de notre offre. Quatre mois seulement ont été nécessaires pour la développer », se réjouit le dirigeant.

Le principe ? Valoo détermine la valeur de l’objet que vous souhaitez assurer. Une fois l’estimation faite, l’assureur définit en un clic le tarif d’assurance qu’il vous propose pour la journée. A vous ensuite d’activer ou non votre assurance le temps que vous estimez nécessaire. Facile, non ?

« Nous voulons répondre aux nouvelles attentes du consommateur, rappelle-t-il, que sont la maîtrise de leurs couvertures d’assurance, le besoin de personnalisation et une expérience utilisateur fluide et immédiate ». Cette nouvelle offre vient donc en rupture par rapport à ce qui existe sur le marché, sous l’angle de la souscription et de la gestion de sinistre.

On peut en effet activer ou désactiver l’offre en un seul clic sur son smartphone. « Je choisis de l’activer sur une unité de temps, courte si besoin, d’au minimum une journée », reprend David Gascoin, cofondateur et CEO de Valoo. La gestion de sinistre est également totalement automatisée grâce à leur technologie : « A notre connaissance, c’est la seule offre de ce type en France et la seconde au monde, après Trov aux Etats-Unis ».

Un lancement en mode Test&Learn

« Notre plate-forme permet aux utilisateurs de référencer leurs objets. Avec 10 millions de produits dans notre base entre 100 et 2 000 euros, nous sommes un « super » argus de la valeur des biens matériels. Ensuite, nous aidons les gens à gérer leurs objets, à les vendre, les prêter et aujourd’hui, à les assurer », raconte-t-il David Gascoin. L’objet est reconnu et estimé en temps réel, on peut donc disposer d’une offre de prix pour l’assurer à la journée ». Un exemple : l’enceinte connectée Bose (à 130 euros), vous coûtera 0,19 euro par jour pour l’assurer, avec une franchise de 50 euros.

Instantanée et flexible (1 à plusieurs objets pour le temps que je veux dans le monde entier), cette offre qui se veut également très attractive d’un point de vue tarification, vise à séduire les jeunes pour tous les objets mobiles (smartphone, ordi, guitare, vélo..), qu’ils emportent en déplacement avec eux. « Nous permettons aux Millenials de rentrer dans l’assurance », reconnait-il. Mais aussi, les familles avec enfants, qui veulent assurer des biens importants pour eux le temps de leurs vacances. »

« Le projet a démarré en septembre avec Valoo, ajoute Florent Villain, directeur général d’Altima et tout nouveau patron du marketing du groupe Maif. L’assurance-on-demand nous intéresse. A côté des offres traditionnelles, il y a désormais des besoins de protection plus ponctuels auxquels il faut répondre. La Maif cherche aussi à pousser l’assurance dans des canaux qui ne sont pas les nôtres, notamment à travers des parcours client qui ne sont pas penser pour de l’assurance. C’est un enjeu btobtoc, qui nous challenge à tous les niveaux. »

Reste à voir si cette offre va séduire… « Comment les gens vont se comporter ? On n’a pas d’expérience sur le sujet… On est en mode Test&Learn et on va apprendre de cette expérience et l’ajuster immédiatement si besoin », commente Pascal Demurger.

« Cette assurance est valable en France et dans le monde entier », conclut David Gascoin, dont les projets de développement, bien au-delà d’offrir une assurance, ne manquent pas et pour qui « la logique de communauté jouera un rôle très important dans le développement ».

Qui est Valoo ?

Anciennement CBien, la start-up Valoo, fondée en septembre 2013 par David Gascoin, diplômé de Polytech Nantes et d’HEC Paris, ex-directeur d’activité chez Schneider Electric et Pierre Delage, ancien chef de projet sur les solutions de traçabilité de la chaîne logistique au sein du groupe Bolloré, propose une plate-forme en ligne aux particuliers pour enregistrer et recenser leurs biens, afin d’obtenir une estimation de leur valeur en temps réel en vue de les prêter ou de les vendre par la suite… Basée à Nantes (R&D) et Paris (commercial) et en Allemagne, Valoo emploie aujourd’hui une trentaine de collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 317 000 euros en 2017. Désormais, la société vise l’international (Suisse, Luxembourg…) et envisage une nouvelle levée de fonds, après avoir déjà levé près de 10 millions d’euros au total auprès de la Maif, la Matmut et la Macif.

A relire sur Alliancy :

En 2017, « La Maif ne renonce devant rien »

 


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