Matera lance sa néobanque pour les syndicats de copropriétaires avec Treezor

Matera signe un partenariat avec Treezor pour le lancement d’une néobanque à destination des syndicats de copropriétaires. Du fait de la forme juridique singulière de ces entités morales, les banques passaient jusqu’ici souvent leur chemin. Loin de freiner l’ambition de ces deux acteurs innovants, Matera et Treezor ont décidé de relever le défi et d’ajouter une nouvelle brique aux services proposés par la fintech.
 
Matera-lance-sa-néobanque-pour-les-syndicats-de-copropriétaires-avec-Treezor L’entreprise Matera, qui s’est lancée en 2017, permet d’automatiser et gérer de manière facile et intuitive les copropriétés. Cela comprend l’automatisation de la comptabilité, l’outil d’assemblée générale, un accès à des prestataires sélectionnés par la communauté, ainsi qu’un outil pour communiquer efficacement dans la copropriété.

Deux fintechs innovantes sur leurs marchés respectifs

D’ailleurs, cette nouvelle approche plaît, et cela se traduit dans les chiffres. Ainsi, aujourd’hui ce sont plus de 15% des copropriétés en France, représentant presque 3000 copropriétés en France, qui sont gérées par le biais de cette plateforme – et tout cela en autonomie. 

A lire aussi : Boris Piquet (GoCardless) : « Les entreprises qui ne prennent pas le virage de l’open banking risquent de disparaître »

De son côté, Treezor est une plateforme de Banking-as-a-Service qui centralise et maîtrise l’ensemble de la chaîne de paiement via une solution 100% APIsée. Cela permet aux sociétés telles que Matera d’intégrer le paiement de manière rapide et sécurisée. L’intégration de la solution de Treezor va permettre à Matera d’automatiser la gestion des paiements et de proposer un parcours client simplifié. Autre avantage, éviter aux syndicats de copropriétaires de multiplier les aller-retours entre différents établissements bancaires …

Une néobanque pour améliorer la gestion des comptes des syndics

Cette alliance entre la FinTech et la PropTech n’a pas pour but uniquement de proposer un nouveau service, elle répond surtout à une autre problématique identifiée par Matera à l’origine du projet : la synchronisation de données bancaires aléatoires. En effet, auparavant, Matera s’appuyait sur des agrégateurs de type Open Banking, qui ont émergé grâce à la directive européenne DSP2, pour fournir un suivi des comptes des syndics, ce qui rendait la gestion des flux incertaines et imprécises. Désormais, grâce à Treezor, le suivi est fiable et s’effectue en temps réel. 
 
Les deux entreprises vont ainsi permettre d’accélérer la digitalisation des solutions de paiement et à apporter de l’innovation au cœur des foyers, sur un nouveau segment encore peu exploré par les fintechs.