[Tribune] Le « Nouveau normal » vers l’hybridation

Déploiement massif du travail à distance, mesures sanitaires, limitation des déplacements, préoccupations économiques et environnementales… MySherpa.io revient sur notre évolution vers de nouveaux modèles sociétaux et un nouvel environnement de travail. Ainsi, la crise sanitaire que nous traversons accélère les transformations et évolutions en cours au sein de notre société, notamment en matière de travail. De nouvelles « normes » voient le jour. Il est nécessaire pour nos entreprises de co-construire notre nouvel environnement de travail afin de soutenir l’apparition de modes de travail hybride. Cela semble être le chantier prioritaire des mois à venir.

Tribune-MySherpa-Le « Nouveau normal » vers l’hybridationSelon une étude d’Adecco Group, 75% des salariés français souhaitent adopter le travail à distance de manière pérenne. Cette étude nous montre l’importance de l’écosystème de travail hybride, car celui-là permet aux collaborateurs d’être plus productif grâce à des horaires et des espaces de travail d’avantage flexibles, un équipement adéquat afin de maintenir les interactions entre équipes et un accès fiable et sécurisé aux informations qui leur sont indispensables, quel que soit le lieu.

L’hybridation c’est quoi ?

L’hybridation est un processus et un mode d’innovation. Pour une entreprise, l’hybridation consiste à changer de vision et ainsi, passer d’une vision guidée par la résolution de problèmes à une vision au bénéfice d’une logique de transformation et d’évolution perpétuelle. Attention, l’hybridation ne veut pas dire adaptation totale. Hybrider n’est pas se conformer, mais c’est plutôt se co-construire.

Quel environnement pour le travail du futur ?

Avec la crise que nous traversons, nous savons que les modèles de travail hybrides vont devenir le « nouveau normal » au sein du « Future of Work ».

Dossier-Futur-du-travail-600x500Ainsi, les collaborateurs des différentes structures pourront travailler à plusieurs endroits, cela, en fonction de leur emploi du temps et leur mode de vie, on parle alors de flexibilité. C’est de cette manière, que cette hybridation aura un impact sur l’agencement des bureaux. Une mobilité des collaborateurs à conjuguer avec la préservation du lien social. En effet, la mobilité caractérisée par un éloignement régulier de l’entreprise ne doit pas se faire au détriment du sentiment d’appartenance à l’entreprise. Les espaces vont être repensés pour mettre en place une manière de travailler collaborative. Généralement, les structures mettent en place des postes de travail ou des zones collaboratives en remplacement des bureaux traditionnels attitrés. Ainsi, les employés pourront fréquemment changer d’espace de travail et accroître leur mobilité.

Les modes de management changent et évoluent : on voit l’apparition de la flexibilité des espaces et des modes de travail. Les collaborateurs sont d’avantage mobiles et les managers exercent à distance, ce qui changent les relations entre managers et managés. Le management est ainsi fondé sur les objectifs et les résultats et non plus sur un contrôle de présence physique des équipes.

Cette question s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus large autour de la définition et redéfinition de l’entreprise, de la transformation de celle-ci et de nos modèles de travail. Dans les mois à venir, certaines entreprises tendront vers un mode agile.

Un sentiment d’appartenance même sans bureau physique

Au vu de l’étude OpinionWay pour Microsoft France, on observe que le lien social et entre collègues est un élément clé du bonheur des collaborateurs au travail et de la réussite d’une structure. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles 73% des collaborateurs sont quand même allé au bureau durant les deux confinements. Le sentiment d’appartenance est donc primordial.

Il n’est pas rare de voir des structures investir dans la cohésion d’équipe dans un contexte de télétravail généralisé. Près de la moitié (46 %) des collaborateurs affirment que leur entreprise « a volontairement modifié son mode de collaboration depuis la mise en place du travail à distance ».

Parmi les collaborateurs de ces entreprises :

27 % pensent que le travail à distance permet de renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise plus efficacement que la vie de bureau habituelle.

Une multitude d’entre eux déclarent avoir le sentiment de faire partie intégrante de l’entreprise (58 %) par rapport aux collaborateurs au bureau (55,4 %).

On s’aperçoit que les entreprises à la pointe de la technologie affichent un sentiment d’appartenance plus élevé (+11,8) que ceux qui travaillent dans une structure étant à la traîne (-4,1).

Reste encore à faire beaucoup d’efforts

Depuis le début de cette pandémie, une multitude d’entreprises ont investi dans de nouveaux process pour palier au manque du bureau physique. Ces technologies mises en place et ces initiatives

Ce début d’année 2021 est le signe de la généralisation du télétravail. Ainsi, c’est l’occasion pour les dirigeants de mettre en place des pratiques plus flexibles et agiles.

Les efforts les plus importants à faire pour les mois à venir sont en termes de flexibilité au sein des structures. Celle-ci va garantir le bien-être des collaborateurs et à la performance de l’entreprise.

Nouvelle réalité = nouvelles priorités

Les entreprises l’ont bien compris, il est nécessaire d’investir afin de renforcer et pérenniser le télétravail dans ce monde que nous abordons en 2021 de nouveau sous le signe de la pandémie du Covid-19. On sait que 40% des entreprises ont l’intention d’allouer un budget aux technologies permettant le travail à distance.

Les outils digitaux sont en cette période très important. 65% des entreprises privilégient les investissements en logiciels cloud. Les logiciels de collaboration, clés de productivité des équipes et des structures arrivent avec 52%.

Demain, tous hybridés ?

Aujourd’hui l’entreprise est capable d’hybrider une multitude de choses : les métiers, les générations, les canaux, les usages, les services, les identités professionnelles, les collaborateurs, les compétences, les processus de travail. Elle sera alors, plus à même d’hybrider les secteurs, les cas d’usage, les populations auxquelles elle s’adresse pour innover largement, et donc faire face, comme actuellement, à la crise sanitaire du Covid-19. Ainsi, le monde du travail de demain sera hybride ou ne sera pas !


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