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« Hager Check » pour être sûr de son installation électrique

Le fabricant de matériel électrique Hager lance l’application BtoC « Hager Check », pour réaliser simplement le bilan de la sécurité électrique d’un logement. Une première « grand public » pour l’industriel franco-allemand.

« Hager Check » pour être sûr de son installation électrique

L’appli se veut « pratique » pour les particuliers (propriétaires ou locataires), les agents immobiliers, les architectes…

L’évolution de la réglementation a parfois du bon ! Si le diagnostic électrique (DEO) est obligatoire en France depuis janvier 2009 pour les logements anciens, il en sera de même pour les locations dès le mois de juillet prochain, pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975, et à partir du 1er janvier 2018 pour les autres logements.

 Cette nouvelle étape vers la mise en sécurité électrique du parc de logements part d’un triste constat : chaque année, 200 000 logements prennent feu en France. Parmi eux, 50 000 sont de source électrique, représentant un coût de 1 milliard d’euros pour la collectivité, selon une étude de l’Observatoire national de la Sécurité électrique. Une législation et des risques encore trop peu connu du grand public.

Aussi, Hager choisit d’aller plus loin dans sa politique d’accompagnement des particuliers en leur proposant gratuitement l’application « Hager Check », un outil permettant un diagnostic complet sur la sécurité électrique du logement que l’on s’apprête à louer ou à acheter, ou que l’on occupe déjà…

Un pré-bilan diagnostic

Pour réaliser ce pré-bilan diagnostic basé sur six points de contrôle (lire encadré), rien de plus simple : avec son mobile ou sa tablette, l’usager doit prendre en photo, tour à tour, une prise de courant, un interrupteur, des fils apparents, le disjoncteur central ou encore le tableau électrique. « Ces six points de contrôle correspondent aux exigences de sécurité minimales de toute installation électrique et même, quand ce n’est pas la marque Hager, ça marche ! », indique Sophie Breton, directeur général de Hager France.

Deux logements sur trois ont une installation électrique vétuste, vieille de plus de quinze ans et non conforme à la sécurité réglementaire.

Ensuite, une fois que l’utilisateur a répondu à quelques questions complémentaires (comme Quelle est la distance de la prise la plus proche de la douche/baignoire ? ou Avez-vous déjà été électrocuté ?), il ne lui reste plus qu’à envoyer l’ensemble de ses données via l’application et il recevra sous 48 heures le rapport complet sur l’évaluation de l’état de l’installation électrique.

L’analyse est ensuite faite par des « experts » Hager formés à la sécurité électrique et aux normes qui analysent les informations reçues : « C’est là toute la valeur ajoutée ! », précise-t-elle. Le rapport reprend l’ensemble des questions, les photos envoyées et si cela ne va pas, explique le pourquoi en faisant de la pédagogie.

Evidemment, le service ne s’arrête pas là, car l’idée de Hager est d’intervenir si votre installation électrique montre quelques faiblesses. L’application propose donc à l’utilisateur d’accéder à la liste d’artisans électriciens « partenaires de Hager » (Elexium) les plus proches du logement afin de les contacter en vue de réaliser, s’il le souhaite, des travaux de mise en sécurité. Si c’est oui, l’artisan reçoit en parallèle le même bilan.

La France compte 18 millions de propriétaires, dont 54 % envisagent des travaux de rénovation.

Dans ce volontariat par rapport au delivery, l’installateur est prévenu et doit « réagir » dans les 48 heures. « Mais il s’agit bien de faciliter l’expérience client pour que le business dans notre secteur d’activité se développe », poursuit-elle. Au final, c’est gratuit pour l’électricien partenaire, contre un certain nombre d’engagements qualitatifs de sa part.

Un pas de plus à l’image de ce que font de plus en plus d’acteurs du secteur, comme par exemple Saint-Gobain Distribution Bâtiment France (SGDB France) avec HomlyYou (mise en relation entre artisans et particuliers du BTP) ou Mon Maître Carré (mise en relation entre particuliers, architectes et décorateurs d’intérieur), start-up dans laquelle le groupe vient de prendre une participation.

Aujourd’hui, Hager compte 650 partenaires « électriciens » et compte monter jusqu’à 2 000 en 2020 de façon à mailler l’ensemble du territoire français (pour 40 000 à 50 000 installateurs en France). Mais, dès maintenant, l’enjeu est de favoriser la rencontre ! De quelle façon ? « En changeant le rapport à la rénovation électrique [simplifier, accompagner, inspirer, aiguiller]. Il faut que l’on colle davantage aux moments de la vie, comme l’emménagement, l’événement, la décoration, la baisse d’autonomie… », explique Sophie Breton. Toutefois, entrer dans ce réseau n’impose pas aux artisans de prescrire les produits Hager, les installateurs gardent leur liberté de chefs d’entreprises.

Cette initiative entre totalement dans le cadre des ambitions 2017 de croissance du groupe en France, qui vise un axe résidentiel très fort dans la rénovation et la modernisation de l’habitat. « Le parc existant doit être rénové en France », explique la dirigeante, pays où sont réalisées 850 000 transactions immobilières par an (soit le niveau d’avant crise) ; pour 3 millions de déménagements et 1,4 million de changement de locataires. « En France, il y a une vraie méconnaissance des habitants sur le risque électrique, conclut-elle. 87 % des propriétaires considèrent que leur bien est aux normes et 80 % ne disposent pas d’une prise de terre… ».

Les six points de vigilance à contrôler

  1. Présence d’un dispositif de protection contre les surintensités sur chaque circuit
  2. Présence d’un dispositif différentiel de sensibilité
  3. Présence d’un appareil général de commande et de protection
  4. Présence d’une liaison équipotentielle pour éléments métalliques de la salle de bains
  5. Absence de matériels vétustes ou inadaptés
  6. Absence de fils non protégés

 

HagerGroup, société familiale franco-allemande

1/ Cœur de métier : sécurité électrique

  • Président : Daniel Hager, fils de l’un des deux fondateurs (société créée en 1955)
  • 11 400 salariés / 60 nationalités
  • Présence dans 136 pays
  • 7 % du CA consacré à la R&D
  • 25 sites industriels                         

2/ La France

  • 2ème pays du groupe en termes de chiffre d’affaires et 1er effectif du groupe
  • 10 centres de compétences
  • 3 450 collaborateurs
  • 5 sites de production (Obernai, Saverne, Bischwiller, Chavanod, Crolles)
  • « On produit plus que l’on vend en France, y compris les machines avec lesquelles nous produisons »

3/ Le groupe a lancé l’an dernier le projet 2020, sur cinq ans (2016-2020), avec pour ambition d’atteindre les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2020 et 20 000 collaborateurs à terme.

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