Quatre villes présélectionnées pour accueillir les 3IA

Les villes susceptibles d’accueillir les 3IA (ou Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle), viennent d’être dévoilées. Il s’agit de Grenoble, Nice, Paris et Toulouse.

Quatre villes présélectionnées pour accueillir les 3IA

Emmanuel Macron veut faire de la France un acteur majeur dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’Etat investira 1,5 milliard d’euros pour y parvenir.

Dans le cadre du programme national pour l’intelligence artificielle (IA) annoncé par le Président de la République lors de la journée « AI for Humanity » le 29 mars, l’Etat, dans la foulée du Rapport Villani, a décidé de soutenir la constitution d’un réseau composé d’un petit nombre d’Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle (3IA), avec lesquels l’ensemble du potentiel français en IA aura vocation à interagir.

A cet effet, un appel à manifestations d’intérêt a été lancé le 25 juillet par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

Douze dossiers ont été déposés par les sites de Bordeaux, Grenoble Lille, Marseille, Nancy, Nice-Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

Sous la présidence d’Aude Billard, Professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, un jury international composé de personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’intelligence artificielle a proposé de présélectionner les projets d’instituts 3IA des sites de :

  •  Grenoble (MIAI@Grenoble-Alpes), avec pour applications privilégiées la santé, l’environnement et l’énergie ;

Depuis l’obtention de l’« IDEX Université Grenoble Alpes », le site grenoblois est lancé dans une dynamique de structuration et d’intégration de ses acteurs académiques et de recherche, qui associe fortement les partenaires économiques et collectivités territoriales. Le projet MIAI@Grenoble-Alpes, accordera une place particulière aux domaines de la santé personnalisée, des dispositifs médicaux, de l’environnement et de l’énergie.

  •  Nice (3IA Côte d’Azur) avec pour applications privilégiées la santé et le développement des territoires ;

Regroupant les principaux membres d’université Côte d’Azur en intelligence artificielle comme le CNRS, Inria et les autres institutions académiques du site comme les deux écoles d’ingénieurs EURECOMSKEMA Business School et MINES ParisTech, l’institut 3IA Côte d’Azur, porté par l’université Côte d’Azur, rassemblera plus d’une centaine de chercheurs et chercheuses autour de missions de formation, de recherche et de transfert, notamment dans les domaines de la santé et du développement des territoires.

  • Paris (Prairie/PaRis Artificial Intelligence Research InstitutE), avec pour applications privilégiées la santé, les transports et l’environnement ;

Créé par le CNRS, Inria, l’Institut PasteurPSL Université et l’université de Paris, et avec le soutien de 16 partenaires industriels, l’Institut PRAIRIE a pour objectif de devenir une référence internationale de l’intelligence artificielle, notamment dans les domaines de la santé, des transports et de l’environnement, en catalysant les échanges entre recherche académique et industrielle.

  •  Toulouse (Aniti/ Artificial and natural intelligence Toulouse Institute), avec pour applications privilégiées le transport, l’environnement et la santé.

Le projet Aniti porté par l’université de Toulouse s’appuie sur les travaux menés dans le domaine du transport et de la mobilité aéronautique et spatiale, de l’environnement et la télédétection ainsi que dans celui de la santé. L’expertise locale en sciences humaines et sociales sera aussi mobilisée pour alimenter les réflexions.

Ces sites devront désormais déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019, afin d’obtenir leur labellisation 3IA définitive après examen par le jury international. Ce processus permettra également de sélectionner les premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA. Chaque projet d’institut se verra indiquer par l’ANR le montant maximal du soutien que l’Etat lui apportera au sein de l’enveloppe dédiée de 100 millions d’euros, au travers du programme prioritaire de recherche du PIA3 et du budget du Mesri.

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