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Matooma : « Le label French Tech va nous aider à l’export »

Avant hier, mercredi 12 novembre, la secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire, a annoncé les « lauréats » du label French Tech. Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes,  Montpellier, Rennes et Toulouse sont donc les 9 métropoles ayant reçu la fameuse labellisation. Destinée, sur le papier, à développer les écosystèmes de start-up, comment est–elle justement vécue par ces dernières ? Qu’en attendent-elles ? C’est pour apporter une réponse, parmi d’autres, à ces questions que la rédaction d’Alliancy s’est entretenue avec Frédéric Salles, le président co-fondateur de Matooma. Cette jeune pousse montpelliéraine, fondée en 2012 et spécialisée dans les solutions MToM s’est particulièrement investie dans la candidature de sa métropole.  

Frédéric Salles - Président et fondateur de Matooma

Frédéric Salles, Président et fondateur de Matooma

 Vous avez été « auditionné » par la commission French Tech cet été lors des phases de sélection ; pourquoi et comment avez-vous soutenu votre ville ?

Frédéric Salles : Notre intérêt pour cette labellisation est double ; d’une part elle est attractive pour l’agglomération, pour des incubateurs comme le nôtre (ndlr, Matooma est incubée chez Cap Omega ), d’autre part et c’est évidemment lié, nous y avons vu un intérêt direct pour notre start-up qui pourrait ainsi bénéficier du rayonnement de la métropole montpelliéraine.

Dès qu’il a été question de candidater, les acteurs de l’écosystème start-up ont commencé à s’investir. Nous avons mis en avant notre ville sur les réseaux sociaux, créé avec d’autres sociétés un petit film qui décrit l’attractivité du territoire que nous avons ensuite diffusé sur ces mêmes réseaux Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette synergie qui s’est mise en place entre les start-up ; une fois par mois, nous organisions une soirée French Tech durant laquelle elles se réunissaient pour apprendre à se connaitre et chercher à valoriser Montpellier. A cette occasion, j’ai rencontré une soixantaine de structures que je ne connaissais pas et avec qui je suis toujours en contact ; c’est tout simplement génial.

Hormis cet aspect fédérateur, que pensez-vous que le label Métropole French Tech va vous apporter ?

F.S : En ce moment Matooma est en train de préparer son internationalisation grâce à la levée de fonds que nous avons effectué au printemps dernier. Nous préparons l’ouverture d’une agence à Milan (Italie) avant de se diriger vers les Etats-Unis l’année prochaine. Il est certain que le label va nous aider dans cette démarche d’exportation : en tant que tel, il peut créer l’intérêt mais on peut aussi compter sur le ministère pour mettre en avant les start-up appartenant aux territoires labellisés. Cela va donc faciliter notre implantation à l’export et mettre en confiance nos interlocuteurs. Je pense qu’il en sera de même pour les investisseurs ; cette distinction pourrait autant les attirer que les tranquilliser.

Pensez-vous que cette initiative du gouvernement soit suffisante pour développer les start-up, ou estimez-vous qu’il faudrait mettre en place d’autres leviers ?

F.S : Ce qui me manque à moi, en tant qu’entrepreneur de start-up, c’est de rencontrer des patrons de grands groupes qui pourraient, par exemple, m’aider à me développer. Pour pousser cette initiative encore plus loin, il serait pertinent d’organiser des évènements réguliers qui mettent en contact des start-up de territoires labélisés avec les dirigeants de grosses entreprises. Je pense que ça viendra…

Il est sûr que cette labellisation ne fait pas tout mais j’ai l’impression qu’il y a déjà beaucoup de choses mises en place. A Montpellier, nous avions déjà un terreau propice à la croissance. Entre les incubateurs, les laboratoires, les universités, la recherche et les différentes aides au financement, je considère que nous sommes bien lotis. Il suffit de regarder mon histoire pour comprendre ; j’ai fondé ma société il y a deux ans et demi, j’ai fait 60 000 euros de CA la première année et nous devrions atteindre les 3 millions cette fois ! Grace à mon incubateur, j’ai pu dès le démarrage bénéficier de toutes les aides qui existent.

J’ai l’impression que l’attachement de l’Etat à ses start-up n’est plus à prouver et ce soutien me semble très important. J’ai trouvé ça très intéressant qu’ils nous mettent en avant, nous jeunes structures, et nous présentent comme des vecteurs d’emploi et de croissance.

Pour aller plus loin, retrouvez nos articles dédiés aux métropoles labellisées

– Lille : Région – Euratechnologies, un écosystème pour innover

– Marseille : Belle de Mai, au-delà de Marseille

-Aix-Marseille : Sophia-Antipolis, une technopole caméléon

-Lyon : Lyon, ville test des smart grids 

-Grenoble : Pôle de compétitivité – Ambitions logicielles et mondiales pour Minalogic

-Montpellier : Montpellier, futur territoire numérique

– Nantes : L’économie nantaise impregnée de numérique

– Bordeaux : L’Aquitaine étoffe son offre de datacenters 


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