Cet article fait partie du dossier

De l’importance des écosystèmes pour … les directions des systèmes d’information
Découvrez le dossier

Les articles du dossier

[Replay] Transformation applicative : l’ère de la maturité pour les DSI et CDO

Jeudi 25 mars s’est tenu le premier Alliancy Talk, consacré à la façon dont DSI et CDO mènent la digitalisation business des entreprises grâce à la transformation applicative et aux digital factories. Cet évènement organisé en partenariat avec VMware a laissé la parole à Frédéric Gimenez, CDO et directeur de la digital factory de Total et à Christophe Huerre, DSI Groupe de Thales. Ils sont revenus sur les recettes qui avaient fait leur preuve depuis trois ans.

Le matin du 25 mars, c’est déjà la satisfaction de pouvoir mener un partage d’expérience « en vrai », dans des locaux de la rédaction d’Alliancy, bien adaptés à la tenue des gestes barrières, qui a réuni les intervenants du premier Alliancy Talk. Celui-ci a été consacré au thème : « Transformation applicative : comment DSI et CDO relèvent ensemble le défi de la digitalisation business ? ». Frédéric Gimenez, CDO de Total s’était d’ailleurs déplacé en voisin, la digital factory de Total ayant pris depuis ce mois de mars ses quartiers rue des Jeuneurs à Paris, en face de la Rédaction. Créer des interactions de ce type malgré la période de pandémie est une des clés pour coconstruire un débat venu du terrain sur les enjeux de transformations des entreprises, et ainsi répondre à l’hyper-pertinence dont ont besoin les entreprises.

L’impératif de la transformation applicative face aux attentes des Comex

Quelques éléments clés sont ressortis des témoignages croisés de la matinée alors que le directeur de la digital factory de Total a partagé avec Christophe Huerre, DSI groupe de Thales, et Jean-François Cuvet, business development manager South EMEA de VMware, le sentiment que beaucoup de chemin a été parcouru en seulement quelques années. L’impression de maturité et de recul est aujourd’hui beaucoup plus nette au sein des Comex, par rapport aux initiatives nées en 2016-2017.

La cause de ce progrès fait aussi l’unanimité  : les trois intervenants sont revenus sur l’impératif que représentait la transformation applicative pour rendre possible les transformations business stratégiques voulues par les directions générales des organisations. La sortie des seules démarches d’expérimentation pour entrer ces trois dernières années dans des pratiques concrètes d’industrialisation explique ainsi les changements profonds d’organisation autour des digital factories des groupes français.

Ces « fers de lance » de la transformation du business s’appuient en effet sur une nouvelle forme de coopération entre les équipes digital et les équipes IT : les rôles et périmètres sont plus clairement répartis, les projets métiers sont mieux captés et aiguillés, et surtout le digital n’est plus vu seulement comme « la DSI agile » qui peut remplacer la DSI quand le besoin s’en fait sentir. Le passage de relai se fait aujourd’hui de façon beaucoup plus affirmé entre les entités.

Cette nouvelle donne pour la mise à l’échelle du digital dans l’entreprise apparait comme fondamentale pour concevoir et délivrer pour les métiers des « modern apps ». Les intervenants se sont rapidement mis d’accord sur les quelques mots clés qui caractérisent ces dernières : évolutivité, rapidité de création ou encore ancrage métier/utilisateur.

Les stratégies hybrides font du cloud le support incontesté de la transformation applicative

Autre point où s’exprime une nouvelle coopération en bonne intelligence : le cloud, vu comme support essentiel de la transformation applicative. Sans surprise, les digital factory de Thales et Total ont été présentées comme les premiers consommateurs de cloud public pour mener la transformation des organisations. Mais les enjeux de diffusion dans l’entreprise du digital et de modernisation des applications existantes, impliquent aussi d’avoir une vision hybride fine.

Cette stratégie cloud élargie est portée par la DSI, qui prévoit aussi, pour prendre en exemple le cas de Thales, l’adaptation des frameworks de développement existant afin d’éviter que le fossé cloud public/interne ne se creuse : les processus de partage de savoir, de documentation et d’usages avec la digital factory sont essentiels et sont bien perçus comme tels.

Cette attention portée aux stratégies hybrides s’est retrouvée dans les sondages menés pendant la session auprès du public : une très nette majorité des spectateurs a ainsi estimé que l’hybride, avant même le cloud public, était le support phare de la transformation applicative. Cette dernière est d’ailleurs également vu par une majorité comme un thème prioritaire nécessitant d’importants efforts pour leur DSI. Les deux défis qui ont été soulignés comme les plus importants en la matière ont été la transformation culturelle et de mindset des équipes IT d’une part, et la nécessité de faire évoluer les organisations pour faciliter le lien IT/Digital d’autre part.

L’accélération annoncée par Thales et Total autour de leur digital factory respective n’est pas neutre : les objectifs sont clairement chiffrés (par exemple 1,5 milliard de dollars annuel de création de valeur par le digital d’ici 2025 pour Total, dont la digital factory fait émerger 50 nouveaux projets par an). C’est un signe clair, si le doute persistait, du fait que les entreprises sont aujourd’hui entrées sérieusement dans leur phase d’industrialisation de leur transformation applicative et donc de leur digitalisation business.

 


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ut risus. facilisis libero. efficitur. sed eget